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Affaire Hamidou. Pression accrue sur la préfecture

Le Télégramme / 27 mai 2017 / Ronan Larvor

Près de 120 personnes mobilisées hier, à 15 h 30, devant la préfecture. Les portes de la préfecture sont restées fermées, hier, pour cause de pont, mais les soutiens à Hamidou Mary, menacé d'expulsion, ne vont pas relâcher la pression. L'affaire défraye la chronique depuis quelques semaines (Le Télégramme de mercredi). Hamidou Mary, 37 ans, d'origine malienne, est arrivé en France en 2003 et à Scaër en 2012. Il a travaillé depuis comme agent de sécurité, s'est inséré dans le pays de Scaër. Son épouse l'a rejoint et ils ont eu une petite fille née en 2015 à la maternité de Carhaix. Tous les témoignages, son employeur, ses collègues footballeurs, ses soutiens sont unanimes : il n'y a rien à reprocher à Hamidou Mary. Sauf qu'un détail administratif lors du renouvellement du titre de séjour, en 2012, a conduit de manière inexpliquée, la préfecture à envoyer en mars 2017, une obligation de quitter le territoire. Depuis, la mobilisation prend de l'ampleur d'autant que l'échéance approche. Le 2 juin, le tribunal administratif de Rennes examinera le dossier. La décision sera connue courant juin et si l'expulsion est ordonnée, elle pourrait avoir lieu au cours de l'été.

Hier, près de 120 personnes se sont rassemblées devant les portes de la préfecture de Quimper, où le collectif avait demandé une audience sans obtenir de réponse. Jacques Rannou, maire de Kernével, Christophe Cozic, adjoint à Guiscriff où il a joué au foot avec Hamidou Mary, Piero Rainero, élu quimpérois, Marie Le Goff, présidente de SOS Racisme Concarneau, Marie-Madeleine Le Bihan du collectif Droit d'asile de Quimper, Jeannine Daniel, responsable du Collectif de soutien scaërois, étaient présents parmi la foule. « Je n'ai pas de mots, a déclaré Jeannine Daniel. On obligerait un homme à abandonner sa femme et sa fille, alors qu'il n'a rien à se reprocher. Qu'est ce que cela augure pour l'avenir ? ». « Nous ne pouvons accepter l'attitude du préfet, a ajouté Yvonne Rainero. Il prend prétexte de la période électorale pour ne pas nous entendre. Or cette affaire dépasse tous les clivages électoraux. Dans notre pays qui a pour devise "Liberté, Égalité, Fraternité", on va transformer un homme en sans-papiers par une décision administrative inacceptable ». « Nous restons disponibles pour rencontrer le préfet », ajoute Jacques Rannou.

 

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