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Réponse des candidats PCF/Front de gauche de la 1ère circonscription à la Fédération Générale des Retraités de la Fonction Publique

Avec mon suppléant, nous partageons vos préoccupations concernant la retraite et les retraité-e-s, le statut de la Fonction Publique, l’accès aux soins, la prise en charge de la perte d’autonomie.

Le fait que l’on puisse vivre aujourd’hui plus longtemps est un formidable progrès.

Sans oublier que de fortes inégalités subsistent, 6 ans d’écart d’espérance de vie selon que l’on est cadre ou ouvrier, et que l’espérance de vie en bonne santé ne progresse pas.

L’allongement de la durée de la vie est une chance pour la société et et non une charge à supporter.

Les retraités participent à la vie sociale, économique, à la solidarité entre les générations, ils sont très engagés dans le milieu associatif, notamment dans le domaine caritatif.

Nous pensons qu’il est possible, nécessaire de gagner en qualité de vie à tous les âges.

C’est un choix de civilisation, le choix de l’humain.
 

Nous sommes loin de ces objectifs, la situation des retraités s’est dégradée avec les différentes réformes, les prélèvements ont augmenté, le découplage des retraites par rapport aux salaires a eu un effet très négatif. Les retraités les plus modestes, surtout des femmes, ont été particulièrement touchés. Certains d'entre eux sont obligés aujourd'hui de joindre un travail d'appoint à leur petite pension.

Près de 38% des retraités perçoivent le minimum contributif de 629 €.

Les retraités ne sont pas des privilégiés !

 

Les projets annoncés par le président font peser la menace de nouvelles et graves détériorations : amputation des dépenses publiques de 60 milliards d’euros ; augmentation de la CSG qui toucherait 60 % des retraité-e-s ( le seuil à partir duquel on devient un « retraité aisé » selon M. Macron est en dessous de 1200 € par mois pour une personne seule !) ; mise en place d’un système de retraites par points à cotisations définies mais sans garantie de prestations, système qui a fait chuter le montant des retraites de 10 % en 4 ans en Suède.

Toucher une retraite de misère ou travailler toujours plus longtemps, c'est dans ce piège que M. Macron veut enfermer les salarié-e-s.

Et cela au nom d’une prétendue égalité qui pénalise en réalité lourdement les femmes et tous ceux qui n’ont pas eu une carrière complète en raison du chômage, de la maladie, du handicap...C’est la négation du système solidaire de retraites par répartition.

Nos propositions sont diamétralement opposées à ces orientations.

 

La retraite des fonctionnaires et des autres
 

Le statut de la Fonction Publique dû au ministre communiste Maurice Thorez en 1946, étendu par un autre ministre communiste Anicet Le Pors en 1983, est un socle progressiste qui doit être préservé et servir de point d'appui pour de nouvelles conquêtes sociales pour tous et dans tous les domaines.

Au contraire de ceux qui veulent aligner par le bas, nous visons une convergence vers le haut des acquis sociaux.
 

En matière de retraites nous proposons :

  • l’abrogation des réformes engagées depuis 1993

  • le droit à une retraite à taux plein à 60 ans en incluant depuis l’âge de 18 ans les périodes d’études, de chômage, de maladie, d’invalidité...

  • une retraite par répartition à prestations définies, indexée sur les salaires

  • aucune pension inférieure au SMIC, que nous proposons de porter à 1800 € brut

Tout cela s’appuie sur une relance de la croissance et de l’emploi stable et qualifié, sur l’égalité salariale femmes-hommes, la suppression des exonérations patronales, une cotisation sur les revenus financiers au même niveau que les salaires.

Nous proposons d’aller vers la suppression de la CSG .

 

La santé et le vieillissement

 

Fracture sociale, désertification médicale, dépassements d’honoraires, restes à charge, hôpital public malade de l’austérité, mainmise des intérêts privés, notre santé est en danger, et les retraités sont particulièrement concernés.

Nous nous prononçons pour l’abrogation des lois Bachelot et Touraine, l’arrêt des fermetures de lits et services hospitaliers, la suppression du numérus clausus, un pôle public du médicament, le remboursement à 100 % par la Sécu de tous les soins prescrits, pour une cotisation sur les revenus financiers.
 

Quant à la perte d’autonomie, la loi d’adaptation de la société au vieillissement n’a pas répondu aux attentes en raison du manque de moyens financiers d’une part, de l’absence du volet initialement prévu sur les établissements d’autre part.

Elle doit être prise en charge à 100% dans le cadre de la Sécurité sociale.

Nous proposons la création d’un nouveau service public de l’aide à la personne, l’ouverture de structures d’accueil, le recrutement et la formation de personnels qualifiés.
 

Ces propositions s'inscrivent dans des choix économiques et politiques en rupture avec les politiques d'austérité. Alors que l'évasion fiscale approche les 80 milliards d'euros par an, que les dividendes versés aux actionnaires en 2016 par les entreprises du CAC 40 s'élèvent à 54 milliards d'euros, l'argent existe pour relancer l'emploi et le pouvoir d'achat, engager la transition écologique, développer les services publics, la protection sociale.
 

Démocratie sociale

 

Notre conception de la démocratie n’est ni celle de l’usage répété du 49/3 pour faire passer des projets impopulaires, ni celle du gouvernement par ordonnances.

La gouvernance du pays a tout à gagner dans une véritable démocratie sociale.

Nous nous prononçons pour un dialogue réel et constructif avec les syndicats, les associations, pour la mise en place de vraies structures démocratiques de concertation, pour un élargissement des droits des citoyens, des salariés.

Nous voulons par exemple rétablir l’élection au suffrage universel des représentants des assurés sociaux dans les caisses de Sécurité sociale. Nous proposons aussi que les syndicats et associations d’usagers soient associés aux côtés de l’État et des collectivités à l’élaboration des politiques publiques de l’autonomie et au suivi de leur mise en œuvre.

Yvonne Rainero, titulaire

Jean-Claude Perrot, suppléant
 

 

 

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