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Série noire dans la région quimpéroise : après le bureau de poste de Pluguffan, celui d'Ergué-Gabéric ferme à son tour!

La Poste. H. Herry accepte le « redéploiement »

Le Télégramme / 9 juin 2017

L'avis favorable donné par Hervé Herry au redéploiement entraînera la fermeture définitive du bureau de poste de Pen-Ergué.

Sans surprise, le maire, Hervé Herry vient de donner un avis favorable au « projet d'adaptation » de la présence postale sur la commune présenté par la direction de La Poste. Le bureau de poste de Pen-Ergué est donc condamné. La CGT critique vivement cette décision.

« Je regrette vivement que les réformes que vous envisagez, avec la fermeture du bureau de poste de Pen-Ergué, ne permettent pas le maintien du service de banque postale sur le territoire d'une commune de près de 8.600 habitants et qu'elles contraignent les usagers de ce service à se rendre à Quimper », a écrit Hervé Herry dans une lettre récemment adressée à Éric Ligneau, directeur régional de La Poste. « Toutefois, je suis sensible à l'opportunité de voir s'améliorer l'accès du public aux offres et services de La Poste sur les trois quartiers de la commune. En conséquence, je vous informe que je donne un avis favorable à votre proposition sous réserve que vous vous engagiez sur la pérennité de trois points de contact sur la commune », annonce le maire dans cette même missive.

La CGT en profond désaccord avec le maire

Hier matin, Hervé Herry a expliqué sa décision d'accepter le projet présenté par La Poste : « L'offre est tout de même alléchante car elle a l'obligation légale de proposer un point de contact et elle nous en propose deux, voire trois si on prend en compte l'agence postale du Bourg. Cela aurait été un non-sens de la refuser, d'autant qu'avec 58 h d'amplitude d'ouverture au futur Relais Poste du supermarché Utile de Lestonan, 54 h au centre de tri de Kerourvois et le maintien à l'identique de l'agence postale du Bourg, l'accès du public aux services postaux est sensiblement amélioré », affirme-t-il.

Une opinion que ne partage pas la CGT, qui critique vigoureusement cette alternative par la voix d'Alain Le Corre, responsable CGT de la Poste pour le Sud-Finistère. « Accepter la proposition de la direction de La Poste par le maire d'Ergué-Gabéric implique la suppression d'un emploi à temps complet. La CGT ne se résout pas à cette alternative désastreuse pour tous. Aussi, comme le collectif de défense de La Poste d'Ergué-Gabéric, nous appelons la population à montrer son attachement aux services publics en général et à leur bureau de poste en particulier, en participant au rassemblement prévu demain, à 10 h, devant le bureau de poste de Kermoysan à Quimper », a réagi Alain Le Corre, responsable CGT de La Poste pour le Sud-Finistère.

 

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Ergué-Gabéric, Pluguffan, 2 communes en expansion qui n'auront plus de bureau de poste :

                            Pluguffan : 4039 h       Ergué-Gabéric : 8136 h

Beaucoup de jeunes dans ces 2 communes, mais aussi de seniors : près d'un habitant sur quatre a 60 ans ou plus.

Or les plus âgés sont particulièrement pénalisés par la disparition des bureaux de poste.

Les habitants aux revenus les plus modestes aussi : leur banque, c'est souvent la Poste.

La fermeture des bureaux de poste, c'est une rupture de l'égalité entre les citoyens, entre les territoires.

Après la poste, quels services publics vont déserter ces communes, ces quartiers?

La fermeture des bureaux de poste d’Ergué-Gabéric et de Pluguffan doit rappeler à tous qu’il est important de se donner des élus attachés aux services publics.

Les députés communistes et Front de gauche se sont engagés pendant tout leur mandat pour les défendre, pour que leur soient donnés les moyens d’assumer leurs missions.

La droite, le centre, aujourd’hui aux places décisives du gouvernement Macron, n’ont eu de cesse de les asphyxier, de les privatiser.

Les décisions des maires de Pluguffan et d’Ergué-Gabéric sont dans cette logique.

Hollande et ses ministres n’ont pas eu plus d’égards, restreignant les dépenses publiques, ouvrant au privé les activités les plus rentables.

Le nouveau président annonce clairement la couleur : baisse de 60 milliards d’euros des dépenses publiques et suppression de 120 000 emplois de fonctionnaires. C’est une véritable déclaration de guerre aux services publics.

Quant à Jean-Jacques Urvoas, dont l’étiquette socialiste est de plus en plus discrète sinon absente, il n’a jamais exprimé la moindre objection aux choix rétrogrades du quinquennat Hollande. Bien au contraire, comme président de la commission des lois, puis ministre du gouvernement Hollande-Valls, il y a pris sa part.

Aujourd’hui, il dit souhaiter la « réussite » de Macron et annonce qu’il sera « constructif », autrement dit, il ne s’opposera pas aux projets du nouveau président. Ni à la baisse des dépenses publiques, ni à la hausse de la CSG qui frappera salariés et retraités.

Alors dimanche pensez-y au moment de choisir le bulletin que vous mettrez dans l’enveloppe.

Yvonne Rainero

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