Section du Pays de Quimper

Section du Pays de Quimper
Accueil
 
 
 
 

Quimper. L'implantation de caméras de vidéo-surveillance fait débat

Le Télégramme / 4 juillet 2017 / Photo Claude Prigent
 

Lundi, le maire de Quimper, Ludovic Jolivet, annonçait que l’implantation d’une vingtaine de caméras de vidéoprotection était à l’étude. Dans un premier temps, cinq caméras pourraient être installées en mars 2018.

Les conseillers municipaux d’opposition Mathieu Stervinou (PS) et Piero Rainero (PC) réagissent : "Comme l'année dernière à la même époque, le maire fait des annonces sécuritaires qui transformeront profondément et durablement notre belle ville de Quimper en la mettant sous surveillance. Il annonce que la vidéo-surveillance fera son apparition sans qu'à aucun moment le conseil municipal n'ait été consulté, et cela malgré nos demandes répétées".

"Aucune étude sérieuse ne montre son efficacité"

Ils poursuivent : "Ludovic Jolivet reconnaît, lui-même, "qu’il n’y a pas un taux de délinquance élevé à Quimper, mais il y a tout de même un besoin… Nous répondons aux demandes des Quimpérois". Il s’agit ici de répondre à un sentiment d’insécurité sans s’attaquer à l’insécurité qui peut exister par ailleurs dans notre ville. Il suffit de regarder où seront positionnées ces cameras pour comprendre qu’il ne s’agit pas ici de répondre à une problématique de sécurité mais d’une stratégie marketing pour le centre-ville. Le maire veut transformer le centre-ville en centre commercial. Il ne lui manquait plus que les caméras.

La mise en place de la vidéo-surveillance n’est pas sans conséquence. Elle restreint nos libertés en instaurant une surveillance des individus. Côté résultats, aucune étude sérieuse ne montre son efficacité, particulièrement en milieu ouvert. Et côté finances, son coût est très conséquent. Si la vidéo-surveillance peut prévenir quelques comportements et permettre d’élucider quelques délits, elle n’empêche pas la délinquance d’exister».

Une réunion extraordinaire du conseil municipal demandée

Quant à la mise en place du dispositif "Voisins solidaires", également annoncé par Ludovic Jolivet, "il consiste, ni plus, ni moins, à instaurer un climat détestable de délation dans notre ville", estiment Piero Rainero et Mathieu Stervinou qui demandent au maire l’ouverture d’un débat dans le cadre d’une réunion extraordinaire du conseil municipal. Il est indispensable que les élu.e.s soient informé.e.s des chiffres complets et détaillés de toutes les formes de délinquance à Quimper sur 5 ans afin que la représentation élective puisse en débattre et jouer son rôle".

voir aussi sur ce sujet :

http://quimper.pcf.fr/98165

 

Il y a actuellement 0 réactions

Vous devez vous identifier ou créer un compte pour écrire des commentaires.