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Contrats aidés : le gigantesque plan social de M. Macron

La députée En Marche de la circonscription de Quimper n’est pas perturbée dans sa foi jupitérienne par l’émotion et la colère du monde associatif devant l’amputation brutale des contrats aidés. Elle reprend fidèlement les arguments de ses chefs de file mais n’hésite pas à faire preuve de créativité, suggérant par exemple que les associations sportives peuvent « augmenter les cotisations, supprimer les activités gratuites pour financer un poste ».

Ce qui revient à fermer à un grand nombre de familles et à leurs enfants l’accès au sport, à la culture, au partage, à ce qui fait le lien social. Mme Le Meur, comme M.Macron, adhère à une société toujours plus inégalitaire, où seuls les plus riches ont des droits. Interrogée sur la baisse de l’impôt sur la fortune de 2,3 milliards d’euros, elle répond avec candeur : « Il ne faut pas que les personnes qui ont des ressources s’en aillent ailleurs...ces personnes fortunées apportent plus derrière »...

Sauf que notre pays est déjà un eldorado pour les grandes fortunes : la moitié des richesses créées est accaparée par les 10 % les plus riches . Cet argent ne profite pas au bien commun, il s’évade dans les paradis fiscaux, il grossit les dividendes financiers.

C’est le résultat des politiques menées par les présidents successifs et que M. Macron veut pousser encore plus loin.

Et tandis que l’argent de l’État, le nôtre, coule à flot vers les banques et les multinationales, et vers les plus riches, on nous explique que c’est la crise, qu’il faut se serrer la ceinture, que les contrats aidés coûtent trop cher...

Ce que MM. Macron et Philippe sont en train de mettre en œuvre, c’est un gigantesque plan social, 150 000 contrats supprimés dès cette année, près de 300 000 d’ici la fin 2018. Ce sont autant de personnes en fragilité sociale renvoyées au chômage, à l’insécurité du lendemain, avec leur entourage.

Ces emplois sont utiles pour les habitants et les territoires, pour les associations, ils répondent souvent aux défaillances de l’État : école, santé, maisons de retraite, collectivités territoriales. Nous demandons d’ailleurs à M. Jolivet de faire connaître le nombre de personnes concernées à Quimper et dans la Communauté.

C’est du concret, ils vont manquer au quotidien, comme les 45 postes du Centre Hospitalier, les auxiliaires de vie scolaire pour les élèves en situation de handicap, les salariés des associations culturelles, sportives, de solidarité, ceux de Diwan, ceux des entreprises d’insertion... Et pour le secteur associatif, cela s’ajoutera à la baisse des subventions résultant de l’amputation de 13 milliards d’euros des budgets des collectivités. Dans certains cas c’est la survie même des associations déjà mises à mal qui est en jeu.

Dans l’immédiat il faut que soit stoppée cette saignée. Nous demandons que l’État accompagne les associations pour transformer les contrats aidés en emplois sécurisés et qualifiés, que les services publics et les collectivités soient dotés des financements permettant de recruter les personnels nécessaires à leurs missions sur des emplois durables.

Les moyens existent pour cette politique : mettre fin aux cadeaux fiscaux dont bénéficient les grands groupes, tel le CICE qui coûte 3 milliards d’euros pour 2017 aux finances publiques sans résultat pour l’emploi, s’attaquer aux 80 milliards d’euros d’évasion fiscale, taxer les revenus financiers .

Autrement dit, faire le choix de l’humain et non de la finance.

Yvonne Rainero

secrétaire de la section PCF du pays de Quimper

Le 30 août 2017

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