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Hôpital de Quimper. La CGT pointe une organisation estivale «tendue»

Le Télégramme / Quimper / 1er septembre

Alors que la CGT prépare une manifestation, le 12 septembre, autour du code du travail, les militants du centre hospitalier de Quimper ont fait leur rentrée, ce jeudi, en énumérant une liste de griefs sur une période estivale que le syndicat estime «tendue».

La CGT a décrit, hier, lors d'un point presse, les « problèmes » de l'été au centre hospitalier de Quimper. « La situation a été tendue en effectif jusqu'à la mi-juillet, souligne Karine Goanec, secrétaire générale. Fin mai, une trentaine d'agents contractuels ont refusé le renouvellement de leur contrat ». Ces aides-soignants qui ont obtenu un concours doivent rentrer en formation en septembre. Or, depuis 2015, le Chic a cessé ses cotisations à l'Unedic qui assure les droits de chômage des contractuels, pour devenir son propre assureur. En proposant un contrat « inacceptable » et en considérant le refus comme une démission, le Chic n'a pas à payer d'indemnités. Les salariés concernés n'ont donc pas donné suite à un renouvellement pour trouver un autre employeur cotisant à l'assurance chômage, qui leur permettra de toucher les allocations nécessaires pendant leur période de formation.

Affluence estivale

« Nous regrettons que des personnes motivées, qui acceptent de se former et souhaiteraient revenir dans l'établissement, soient obligées de partir dans ces conditions, souligne Karine Goanec. Cela a mis le personnel présent dans de grosses difficultés ».

Le départ massif de 30 contractuels, fin mai, a en effet mis à mal l'organisation des services, car les aides-soignants en fin de scolarité qui pourvoient aux remplacements sortent d'école à la mi-juillet.

Autre problème récurrent au Chic, une arrivée supplémentaire de patients pendant l'été. Le syndicat cite, par exemple, le service oncologie en hôpital de jour sollicité par les vacanciers en traitement (38 personnes supplémentaires). Le service pédiatrie a aussi enregistré un afflux d'enfants suite à la fermeture de certains sites d'accueil. « Les services de médecine de Concarneau ont connu une gestion catastrophique de l'organisation estivale », ajoute la syndicaliste.

Refus de 55 heures par semaine !

Par ailleurs, Georges Guillouzouic, secrétaire adjoint de la CGT, a évoqué le problème de l'Unité de vie protégée (UVP) de l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes Ty Glazik. « Cette UVP de douze lits, sur un demi-étage, doit accueillir des personnes ayant des troubles cognitifs modérés, explique le syndicaliste. Dans ce cadre, la direction du Chic a présenté, en juin, un projet dans lequel les personnels auraient travaillé onze heures par nuit, ce qui fait certaines semaines à 55 heures. Les trois syndicats CGT, Sud et CFDT ont émis un avis négatif sur cette organisation tout en approuvant le projet médical d'UVP lui-même. Le 30 juin, nous apprenions que la direction avait ajourné le projet. Or, les locaux sont quasiment terminés et occupés, mais sans être fermés, ce qui crée des difficultés dans le service ».

Georges Guillouzouic ajoute qu'un des outils indispensables de l'UVP, le jardin thérapeutique, n'est pas budgété.

Grève le 12 septembre

Autre problème soulevé, hier, par la CGT : la série de pannes qui a affecté en boucle les cinq ambulances de l'hôpital, mi-août. Le syndicat explique avoir pointé, depuis longtemps, la vétusté du parc (les compteurs des véhicules affichent parfois 400.000 km).

Enfin, la CGT s'inquiète de l'avenir des emplois aidés (40). « Ils sont indispensables, insiste Jean-Marc Trébern. Sans eux, le fonctionnement de nombreux services sera affecté avec des reports de charge. Nous pensons aussi aux personnes concernées et notamment celles qui ont 58 ans et plus qui pouvaient aller jusqu'à la retraite ». C'est dans ce contexte que la CGT appelle à la grève le 12 septembre. Une manifestation est prévue à Quimper.

 

sur la photo les militants de la CGT du CHIC :Patricia Legoutté, Jean-Marc Trébern, Karine Goanec et Georges Guillouzouic.

 

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