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Emplois aidés : forte mobilisation des associations samedi 2 septembre à Quimper qui en annonce d'autres

Beau soleil hier sur Quimper pour le rassemblement contre l’amputation des contrats aidés, répondant aux appels de Diwan et d’un collectif d’associations né lors du festival de cinéma de Douarnenez.

Beaucoup de monde sur la place de la Résistance qui porte bien son nom, 1200 selon les journaux régionaux, 1500 selon France-Inter ce matin, sans doute plus proche de la réalité. Et cela pour une manifestation montée en 3 jours.

Médias très présents, comme chaque fois que le mouvement breton se mobilise, visible par la présence de drapeaux bretons et celle de la langue bretonne sur les pancartes et dans plusieurs interventions.

Mais si les militants et usagers du réseau Diwan étaient nombreux, ils n’étaient pas seuls.

Beaucoup d’associations avaient répondu à l’appel, partageant les mêmes préoccupations : la précarité de l’emploi et la mise en danger du secteur associatif par les choix austéritaires de M. Macron.

S’y ajoute la désertification de territoires que certaines de ces associations contribuent à faire vivre.

N’est-ce pas M. Ferrand, éphémère ministre de « l’équilibre des territoires » et député du Finistère ?

Des pancartes évoquaient la situation de Christelle, assistante maternelle de l’école Diwan de Morlaix qui au retour des vacances se retrouve chômeuse sans préavis. Ce cas n’est pas isolé, d’autres sont atteints par la brutalité de la décision jupitérienne. Des écoles ne pourront pas ouvrir.

Des associations d’insertion, des associations sportives, culturelles, d’éducation populaire, des centres sociaux, sont au rendez-vous. L’enseignement public, l’hôpital, le médico-social, les communes et autres collectivités sont aussi concernés. Les propos sur la sanctuarisation des emplois d’auxiliaires de vie scolaire accompagnant les jeunes en situation de handicap, déjà insuffisants, n’ont pas vraiment convaincu.

Les emplois aidés remédient souvent aux défaillances de l’État dans les services publics.

Et leurs syndicats se sont battus pour que ces emplois soient ensuite qualifiés et sécurisés.

Le premier intervenant est André Quentel, d’Objectif emploi, une association d’insertion, au nom du comité contre la suppression des emplois aidés. S’inspirant de Boris Vian, il commence par « Monsieur le Président, je vous fais une lettre... » puis détaille les associations membres de son collectif et l’impact du gel des emplois aidés sur leur activité et même leur existence.

Olivier Cuzon, au nom de l’intersyndicale CGT-FO-FSU-Solidaires ( rassemblés pour le 12 septembre dans le Finistère), dénonce le plan massif de licenciements qui touche d’abord les femmes et les moins qualifiés, mettant en parallèle la dépense de l’État pour un emploi aidé et le coût du CICE. Il exige le retrait total de la mesure, la dé-précarisation de ces emplois, le financement pérenne des associations, et appelle à une vraie politique de lutte contre le chômage incluant la réduction du temps de travail. Il termine par : « Aujourd’hui dans la rue, et demain on continue ».

S’expriment encore un collectif d’associations du Cap Sizun et de Douarnenez, et bien sûr Diwan, y compris les syndicats des personnels, incluant la CGT. Prises de parole alternativement en breton et en français .

Un point commun dans toutes les interventions : le refus de cette mesure et la volonté de ne pas en rester là.

Et l’on peut penser que cette mobilisation citoyenne et associative en prépare aussi une autre, celle du 12 septembre à l’appel des syndicats.

Lutte contre la suppression des contrats aidés ou lutte contre la casse du code du travail se rejoignent dans le refus de la précarisation de l’emploi, des politiques d’austérité, de la régression sociale généralisée.

Et appellent des lendemains.
 


 


 

 

 

 

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