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Anti-CETA. Le Collectif part en campagne / Le Télégramme / 21 septembre 2017

Photo : Yvonne Rainero, Jean-Pierre Bigorgne, Gérard Mas, Pierre Crampon et

Henri Guillou.

 

Henri Guillou a entendu François de Rugy, invité hier matin sur France Inter. Le porte-parole du Collectif anti-CETA de Cornouaille, aurait pu avaler de travers son petit-déjeuner. Interrogé à la veille de l'application provisoire du traité de libre-échange entre l'Europe et le Canada, le président de l'Assemblée nationale, ancien écologiste, a estimé qu'il était « complètement faux » de dire qu'il était contraire à l'accord sur le climat. Hier, le Collectif quimpérois a donc pu rajouter une couche à ses critiques au gouvernement et au Président de la République. « Emmanuel Macron, seul candidat à la présidentielle ouvertement favorable au CETA, avait promis la création d'une commission d'experts pour apporter un éclairage quant à l'impact du CETA sur l'environnement, le climat et la santé, rappelle Henri Guillou. Elle a remis son rapport au gouvernement le 7 septembre. Celui-ci confirme nos analyses : le CETA fait peser des risques sur l'environnement, l'alimentation, la santé, le climat, l'agriculture, nos emplois et notre protection sociale »

Des mesures soit floues, soit contradictoires

Les experts estiment par exemple que, pour le climat, le traité aura « un impact a priori légèrement défavorable mais difficilement mesurable ». « On peut regretter que cet accord de nouvelle génération ne prenne pas mieux en compte les objectifs de lutte contre le réchauffement climatique et de développement durable en promouvant, de manière ambitieuse, la mise en place de systèmes agroalimentaires locaux et territorialisés, reliant consommateurs et producteurs en limitant les besoins de transformation et de transport des denrées alimentaires », lit-on encore. Henri Guillou multiplie les exemples de mesures, soit floues, soit contradictoires, sur la sécurité sanitaire de l'alimentation, la protection végétale, le bien-être animal...

Pour un référendum

« Aujourd'hui, l'accord rentre à plus de 90 % en application provisoire pour une durée indéterminée, mais le combat continue, dit-il. Quelque 52 organisations nationales (syndicats ouvriers et agricoles, consommateurs, écologistes, ONG) ont demandé en vain au président d'opposer son veto à cette application provisoire décidée sans l'aval des états membres, contre l'avis des populations. Nous demandons l'organisation d'un référendum en France avant toute ratification. Nous allons interpeller nos députés, relancer les 44 maires du Finistère qui se sont prononcés contre ».

 

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