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Loi Logement. Le coup de gueule de Finistère Habitat

Le Télégramme / 25 septembre

Jean-Paul Vermot espère un fléchissement de la position du gouvernement sur sa future loi Logement.

« Ce qui se passe est non seulement scandaleux mais surtout très dangereux ». Le moins que l'on puisse dire, c'est que les annonces gouvernementales relatives à la future loi Logement ont passablement énervé Jean-Paul Vermot, président du Finistère Habitat, deuxième bailleur social du département (10.000 logements). « Ce qui est incroyable, c'est qu'on va devoir compenser une baisse de 50 à 60 € par mois du montant des APL dans le public mais qu'on ne demande absolument rien au privé. Or, sur les 18 milliards d'euros d'APL versés chaque année, seuls huit sont à destination des HLM ».

Un manque à gagner de 4 M€

Selon le conseiller départemental socialiste du canton de Morlaix, délégué au logement et à l'habitat, le manque à gagner sera de 4 M€ par an pour Finistère Habitat, où « les loyers sont déjà 12 % en dessous du plafond ».

Chaque année, le bailleur social investit 60 M€ dans la réhabilitation et la construction de logements neufs. « Mais cette baisse drastique de nos ressources va clairement mettre à mal toutes les opérations futures », insiste-t-il en expliquant que Finistère Habitat fait travailler autour de 700 salariés du bâtiment dans le département. Et de poursuivre : « Le Président Macron appelle à un choc de l'offre. Mais dans le social, ce qui nous attend, c'est un choc de l'offre à l'envers. Non seulement cette mesure ne fera pas augmenter le pouvoir d'achat des locataires mais elle va en plus empêcher la construction de logements ».

« Des économies sur le dos des plus pauvres »

Écoeuré, Jean-Paul Vermot annonce que « ces décisions de Bercy, qui n'ont d'autre but que de faire des économies sur le dos de nos concitoyens les plus pauvres », ont déjà des conséquences. « Pas besoin d'attendre 2018. Unilatéralement, l'État a ainsi décidé de geler 19,7 % des logements sociaux en Bretagne dès cette année. On nous demande de déprogrammer 88 logements tout de suite. Mais pendant ce temps-là, le gouvernement prépare une réforme de l'ISF qui va bénéficier aux plus riches », s'agace l'élu. Qui pointe aussi le recentrage de la loi Pinel sur les grands pôles urbains. « Le fossé se creuse avec le monde rural. Et je le répète, c'est très dangereux ».

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