Section du Pays de Quimper

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Forte mobilisation le 10 octobre à Quimper des salariés et usagers des services publics

Belle manifestation ce mardi à Quimper, largement les 2500 participants annoncés par Le Télégramme.

Rarement le plateau de la Déesse avait été recouvert par une telle profusion de drapeaux, panneaux et banderoles, à l'image de la diversité du très large rassemblement syndical qui s'est exprimé par une intervention à plusieurs voix.

Certains manifestants s'étaient mis en jambes en partant de leur lieu de travail, comme les personnels du CHIC, Centre Hospitalier Intercommunal de Cornouaille. Et Quimper, comme l'écrivait Julien Gracq, compte ainsi que Rome 7 collines, on monte et on descend...

Salariés et usagers des services publics, jeunes lycéens se sont retrouvés sur la place de la Résistance avant un long cortège étiré sur les quais de l'Odet jusqu'à la gare en passant par la préfecture et le Conseil départemental, puis retour par la Poste, le collège de La Tour d'Auvergne*, la mairie.

Des arrêts symboliques furent marqués devant les différents services publics gravement menacés par la politique de Macron et de son gouvernement.

Des panneaux y furent déposés, panneaux en forme de cercueils énumérant les services publics sacrifiés : "éducation nationale en deuil", "hôpital en deuil", "culture en deuil"," SNCF en deuil","poste en deuil", "fonction territoriale en deuil"...

Au retour des lycéens firent un sit-in improvisé sur la chaussée.

Quel que soit l'âge, les manifestants étaient motivés et comptent rester mobilisés et ne rien lâcher.

 

* c’est dans cet établissement alors lycée de La Tour d’Auvergne que Julien Gracq, jeune agrégé de géographie, de son vrai nom Louis Poirier, enseigna de 1937 à 1939. Il fut pendant ce temps membre du secrétariat de la section PCF de Quimper et prit une part active à la vie du parti communiste dans la région.

Pour avoir participé à la grève du 30 novembre 1938, il fut suspendu de traitement pour un mois, le droit de grève n'était pas reconnu aux fonctionnaires. Cette grève avait été décidée par la CGT pour protester contre les décrets-lois (déjà!) de Paul Reynaud sur le temps de travail qui enterrèrent le Front Populaire.

Le lycée de La Tour d’Auvergne fut sous l’Occupation un foyer de résistance. C’est dans ce lycée que fut élève René Vautier, qui fut décoré à la Libération à 15 ans avec son groupe des Éclaireurs de France de la Croix de guerre pour actes de résistance. Une stèle érigée à côté de cet établissement scolaire commémore l’action de ce groupe.

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