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Quimperlé. Gare: C. Le Tocquec: « Ne rien masquer de l'histoire »

L’inauguration officielle du pôle multimodal de la gare de Quimperlé et du parvis Simone de Bollardière a été animée par la présence de représentants du comité des usagers du collectif TER du Finistère Sud qui avaient appelé, comme le PCF, les défenseurs du service public ferroviaire à être présents pour manifester leur attachement à une desserte TER et TGV répondant aux besoins de la population.

Cette inauguration a remis en mémoire les luttes menées pendant des décennies pour défendre les lignes et les gares SNCF, en particulier à Quimperlé et dans sa région, auxquelles les communistes et leurs élus ont pris toute leur part, et sans lesquelles ces gares n’existeraient sans doute plus.

Notre camarade Corentin Le Tocquec a confié à cette occasion ses souvenirs à Ouest-France.

Nous reproduisons ci-dessous son interview.

 

Ouest-France. 10/11/2017

Il a été de toutes les luttes politiques et syndicales, dans le pays de Quimperlé, depuis des décennies. Il a été de tous les combats politiques. Homme de gauche aux fortes convictions, Corentin Le Tocquec est aujourd’hui un postier en retraite. Mais il a, très activement, participé à la « bataille du rail » quimperloise. Son témoignage.

« Dès le début, l’union locale de la CGT de Quimperlé prend toute sa part dans l’organisation des rassemblements pour la défense de la gare.

Notre secrétaire de l’époque, Jean-Claude Perron, accompagne souvent Daniel Picol et Simone de Bollardière chez le préfet ou chez Louis Le Pensec.

Entre 1978 et 1980, plusieurs élus du secteur seront traînés devant les tribunaux. Ils sont de Concarneau, Rosporden, Scaër, Kernével, Bannalec et Quimperlé. En majorité de Quimperlé, dont Alfred Scavennec et Jean Colas.

La SNCF, s’appuyant sur les lois Pétain, pour entrave à la circulation des trains. Tous seront relaxés.

Les 52 dimanches

À l’époque, des cheminots prennent de gros risques, en participants aux manifestations. François Rannou et Daniel Picol, notamment, sont aux premiers rangs.

Dans les années 90, nous nous battons pour l’arrêt du TGV de 14 h 03. Pendant 52 dimanches, sans interruption, nous arrêtons ce TGV, pendant une dizaine de minutes en gare de Quimperlé.

Avec 200 à 300 personnes, parfois.

Il y avait des militants syndicaux de tout bord, des responsables d’associations, des commerçants de Quimperlé. Avec, à chaque fois, Simone de Bollardière à leur tête.

Nous obtiendrons gain de cause.

Tout cela, il faut le faire savoir aux moins de 20 ans, sans rien masquer de l’histoire. La gare ne serait pas aujourd’hui ce qu’elle est, sans l’intervention de cette partie de la population. »

 

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