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Brest-Quimper. La ligne SNCF inaugurée mais contestée / Le Télégramme / 11 décembre 2017

Comme tous les élus, très nombreux, hier, en gare de Châteaulin, le député Richard Ferrand et la maire de la ville, Gaëlle Nicolas, ont eu le droit à leurs tracts cégétistes.

Après un an de fermeture pour cause de grosse rénovation, la ligne SNCF Brest-Quimper a été rouverte ce dimanche. La CGT, qui réclame «une vraie modernisation», s'est invitée à l'inauguration officielle, en gare de Châteaulin.

Châteaulin. Cinq minutes d'arrêt. Les deux TER en provenance de Brest et Quimper entrent en gare. À 14 h 28 précises. Ils sont bondés. Les financeurs de cette refonte de la ligne Brest-Quimper (77,8 M€) se sont donné rendez-vous sur le quai pour une inauguration en grande pompe, après un an de fermeture. La Région, le Département, la SNCF, l'État et les deux agglomérations finistériennes concernées sont venus avec de nombreux élus.

La CGT aussi est venue en force. Néanmoins, le syndicat a passé un accord avec la gendarmerie, acceptant de ne pas perturber la fête. Les drapeaux rouges, y compris ceux du PCF, se contentent de faire une haie d'honneur aux élus sortant de la gare. Et, dans le barnum chauffé, les interventions des partenaires ne sont pas trop couvertes par la sono syndicale, chacun se réjouissant de cette « prouesse technique et humaine » qui a fait intervenir 1.500 professionnels pour renouveler la totalité des 73 km de voies.

La CGT ne conteste pas cette rénovation, qui fait gagner 30 minutes sur un aller-retour moyen Brest-Quimper, mais la centrale la juge insuffisamment « ambitieuse »

La CGT pour une double voie entre Landerneau et Hanvec

« On est content de ce qui a été fait », précise d'emblée Gabriel André, le responsable cégétiste des cheminots quimpérois. « Mais ce n'est pas non plus une révolution. On est seulement revenu à un temps de trajet moyen de 1 h 14, comme cela a toujours été le cas, jusqu'à ce que la voie se dégrade ». Excepté pour deux trajets directs qui ne prennent que 61 minutes.

Le syndicaliste aurait souhaité « une vraie » modernisation. « La création d'une double voie entre Landerneau et Hanvec, comme prévu avant l'éboulement de Morlaix, aurait permis de doubler le trafic TER, soit six à douze allers-retours quotidiens et non pas les neuf que nous avons désormais. Parallèlement, le temps de parcours aurait été réduit à 59 minutes entre Brest et Quimper. Techniquement, c'est toujours faisable mais politiquement... », laisse planer le cheminot.

L'autre sujet d'achoppement, c'est la suppression programmée du poste de guichetier, que la direction de la SNCF ne cache pas vouloir délocaliser vers un prestataire en ville, cela pour cause de flux de voyageurs insuffisant en gare de Châteaulin. Une présence humaine que la maire LR de la cité de l'Aulne, Gaëlle Nicolas, souhaite également conserver.

 

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