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LE MAIRE DE QUIMPER ET LA SOLIDARITÉ

La période de Noël inspire bien mal à propos Ludovic Jolivet, maire LR de Quimper.
Alors qu'il avait prévu encore une fois de réviser lourdement à la baisse les subventions demandées par les associations caritatives, la commission des solidarités, sur proposition des élus d'opposition Piero Rainero et Matthieu Stervinou, se met d'accord à l'unanimité pour répartir 2500 € supplémentaires provenant des sommes inscrites au budget de l'action sociale et non utilisées, entre le Secours Populaire, le Secours Catholique, les Restaurants du Cœur, la Banque alimentaire, la Croix Rouge (en charge du Samu Social à Quimper).
Qu'à cela ne tienne, lors du dernier conseil municipal, cette proposition de la commission ne figurait plus dans les subventions soumises au vote du conseil!
Par le fait du prince, autrement dit du maire Ludovic Jolivet, désavouant ainsi la commission des solidarités et ses propres représentants à cette commission.
Maire qui une nouvelle fois prend dans sa réponse au Télégramme (article ci-dessous) des libertés avec les faits : on ne peut pas donner plus à une association que ce qu'elle demande déclare-t-il avec aplomb. Mais quand le Secours Populaire demande 2000 € de subvention de fonctionnement et qu'il lui en accorde 700 €, rajouter 500 € ne risque pas d'être qualifié d'excès de générosité, alors que les besoins sont si importants en raison de la pauvreté et de la précarité grandissantes.

Quant aux services municipaux invoqués, attention rare d’ailleurs du maire pour le personnel municipal, présents à la commission des solidarités et consultés, ils n’avaient soulevé aucune objection « technique ».

Ci-dessous l’article du Télégramme suite à la conférence de presse des 2 élus d’opposition membres de la commission des solidarités :

Subventions aux assos caritatives. L'opposition encore sonnée

Le Télégramme/ Yves Madec/ 19 décembre 2017

 

Quatre jours après la décision du maire de ne pas présenter au conseil municipal une subvention exceptionnelle de 2.000 € à quatre associations caritatives (*), (le Télégramme de samedi), la pilule n'est toujours pas passée au sein de l'opposition. Pour rappel, Ludovic Jolivet avait retiré de l'ordre du jour cette demande émanant de la commission des solidarités, qui disposait d'un excédent de 7.800 € pour l'action sociale. Les cinq élus de la commission s'étaient prononcés pour, le 5 décembre. Parmi eux, trois élus de la majorité. « Il a désavoué le travail d'une commission et l'adjointe chargée des affaires sociales qui la préside, assure Pierro Rainero (PC). Quelle légitimité a-t-elle désormais ? C'est un choix politique de ne pas attribuer cette contribution modeste qui aurait aidé plusieurs milliers de Quimpérois. C'était le dernier budget de l'année, l'argent sera perdu pour l'action sociale et passera dans le pot commun, donc peut-être dans des caméras ou des panneaux. Nous espérons qu'elle sera, à minima, maintenue en l'état ».

 « Démissionner ? Ah non ! On ne fera pas ce cadeau »

Sevrés d'explication au cours du conseil, les élus de l'opposition élaborent tous les scénarios. Dont la crainte d'être désavoué par sa majorité.

Ils y voient surtout un coup rude pour les commissions. « Si le maire procède ainsi pour cette commission, il peut le faire pour toutes, reprend Mathieu Stervinou (PS). Quel fonctionnement démocratique ! Cela remet en cause toutes ces heures passées en commissions ». La colère est bien présente. Jusqu'à les faire démissionner ? « Ah non ! Si on quitte la commission, qui viendra défendre les associations ? On ne fera pas ce cadeau ».

Ludovic Jolivet : « De la méthode »

Ludovic Jolivet explique cette non-présentation par un souci plus technique qu'idéologique : « La commission peut faire des propositions mais il faut quand même que les dossiers soient instruits par les services. Jamais une commission ne décide comme ça de donner de l'argent, sans même savoir si l'association a demandé. On ne donne pas comme ça, par hasard. Dans ce cas précis, les services n'avaient pas instruit le dossier. Vous savez, on ne peut pas attribuer à une association plus de subvention qu'elle a demandé. S'il y a un besoin particulier et une détresse, il faut une demande de l'association elle-même. Elles n'ont rien demandé. Une délibération, c'est cadré. Le rôle du maire est de mettre de la méthode ». (*) Secours populaire, Secours catholique, Restos du Coeur et Banque alimentaire, 500 € chacune.

 

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