Section du Pays de Quimper

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Vœux de la section du pays de Quimper du PCF

Le 18 janvier, la section du pays de Quimper du PCF présentait ses vœux pour 2018 aux Halles Saint-François de Quimper.

Dominique Gontier représentait l'exéutif départemental.

En illustration, la très belle affiche "Bonne Année" éditée en 1977 par le PCF d'après La jeune fille à la perle (anciennement : jeune fille au turban) de Vermeer.

Ci-dessous l'introduction de la secrétaire de la section.

 

Je veux d'abord vous adresser, à toutes et tous, et à vos proches, au nom des communistes du pays de Quimper, nos meilleurs vœux de bonheur, de santé, d'épanouissement personnel.

Ces bonheurs intimes auxquels nous aspirons ne peuvent s'épanouir que dans le bonheur et l'émancipation de tous.

Ils viennent aujourd'hui se fracasser contre les murs de ce vieux monde capitaliste toujours plus inégalitaire, injuste, inhumain qui soumet des milliards d'humains au pouvoir sans partage et à l'avidité des multinationales, met en concurrence les hommes et les territoires, menace l'avenir de notre planète, piétine la démocratie, produit toujours plus de pauvreté, de chômage, de conflits armés.

C'est cette domination de l'argent qui broie nos valeurs humaines de partage, de solidarité, de fraternité, nos libertés.

Où sont la modernité, l'harmonie sociale et politique que nous dépeignent les grands communicants du président

quand des hommes, des femmes, des enfants fuyant la guerre, les persécutions, la pauvreté, les dérèglements climatiques, se voient dénier leur humanité,

quand les conquis sociaux chers à Ambroise Croizat sont mis en pièces,

quand la souffrance au travail devient si forte qu'elle peut conduire au désespoir,

quand un patron de droit divin met en danger la santé des nourrissons, sacrifiant salariés, consommateurs, paysans à sa course au profit,

quand la rupture conventionnelle permet aux grandes entreprises de licencier en masse et à moindres frais

quand le ministère du Travail crée pour les patrons une lettre-type de licenciement, en quelque sorte le licenciement pour les nuls, 

quand la maltraitance s'étend dans les établissements qui accueillent des personnes âgées, à l'égard des personnels comme des résidents,

quand les hôpitaux publics sont mis à mal avec un tel acharnement malgré les appels au secours des soignants et la détresse des patients,

quand les services publics désertent les territoires ruraux et les quartiers populaires,

quand on trie les jeunes selon leur origine sociale, leur quartier, la consonance de leur nom,

quand on fait les poches des plus modestes pour donner toujours plus aux riches.

C'est de l'enfer des pauvres qu'est fait le paradis des riches, disait justement Victor Hugo.

La richesse concentrée entre les mains d'une poignée de privilégiés ne ruisselle pas, comme le prétend Macron, sur toute la société. Au contraire elle se construit sur le pillage du travail du plus grand nombre, sur leurs vies et leurs espoirs piétinés, sur leurs souffrances, leurs privations.

240 milliards d'euros, c'est le montant totalisé des 100 premières fortunes de France, parmi lesquelles le discret patron de Lactalis se situe à la 8ème place ; il faut un million de salariés au SMIC travaillant pendant toute leur vie pour atteindre cette somme.

La capitalisation boursière du CAC 40, c'est 1200 milliards d'euros.

Dans le monde, le 1% des plus hauts revenus capte 27% de la croissance mondiale.

Cet argent ne va pas aux besoins collectifs, il ne profite pas au plus grand nombre, mais à la rente du capital, à la spéculation financière ; l'évasion fiscale à elle seule prive notre pays de 80 milliards d'euros par an comme les frères Bocquet en ont fait la brillante démonstration dans cette même salle.

Les impôts des Français vont baisser, paraît-il ?

Oui mais pour les 10% les plus riches qui vont capter 46% de ces baisses d'impôts.

Pour les autres ce sera la hausse de la CSG, particulièrement douloureuse pour les retraité-es, la baisse de 5€ des aides au logement, le hold-up sur le logement social, moins d'accès aux services publics...

Les exonérations de cotisations et divers cadeaux fiscaux aux entreprises se montent à 25% du budget de l'État.

Dans le budget 2018, Macron offre encore 4,6 milliards d'euros de bonus aux plus riches. Et il prend autant dans la poche des retraités via la CSG.

Ce hold-up sur les richesses produites par le travail met en péril les politiques publiques pour l'emploi, la formation, l'environnement, le logement, la santé, la culture...

C'est une machine infernale qui exige toujours plus d'austérité pour toujours plus de profit, qui piétine la démocratie dans la cité comme dans l'entreprise, qui détruit les services publics, qui saigne les territoires ruraux et appauvrit les quartier populaires..

Macron veut aller encore plus loin que ses prédécesseurs, il veut façonner toute la société française selon les désirs du Medef et des multinationales.

Avec les ordonnances, la casse du code du travail qu'il a parachevée, la loi de finances 2018, ses projets sur le chômage, les retraites, le droit d'asile... il veut aller vite pour profiter de la situation exceptionnelle issue de la séquence électorale de 2017.

Bien des Français, contents d'avoir « dégagé » Hollande, Fillon et quelques autres avec eux, n'ont pas encore pris la mesure des conséquences que vont avoir sur leurs vies les choix ultralibéraux de Macron.

D'autres désespèrent de pouvoir changer le cours des choses, ayant accumulé plus de défaites et de déceptions que de victoires, le dernier grand mouvement social victorieux qui a vraiment pesé, c'est celui de mai 68, il date de 50 ans...

Pourtant ce n'est pas le calme plat qui règne sur notre pays.

On a pu le constater ces dernières semaines, ces derniers mois, au plan national, et aussi dans notre région.

Forte réaction des associations contre la suppression des contrats aidés, mouvement de locataires et citoyens contre la baisse des APL, mobilisation contre les suppressions de bureaux de poste, et très forte réaction des salariés de La Poste contre la dégradation de leurs conditions de travail, mouvement des cheminots pour la défense des gares, des guichets comme à Quimper, des lignes, mouvements dans les hôpitaux qui se succèdent depuis des mois, dans les EHPAD, avec une manifestation départementale qui s'annonce très importante le mardi 30 janvier à Quimper, mobilisation citoyenne pour la défense des migrants...

Le parti communiste apporte tout son soutien à ces mouvements et met en débat ses propositions, il intervient avec son élu quimpérois.

Nos parlementaires à l'Assemblée et au Sénat, comme au Parlement européen, sont eux aussi très engagés sur tous ces sujets, je pense à la défense des droits des travailleurs, à la protection sociale, au logement social, à la défense des services publics, poste, santé. Ils sont actuellement mobilisés pour défendre l'hôpital public dans tout le pays et proposer une autre politique de santé.

Notre section du parti communiste est solidaire des avocats et magistrats qui s'inquiètent de l'éventuelle disparition du tribunal de grande instance de Quimper, sa suppression porterait un nouveau coup à la justice de proximité.

Nous serons au rendez-vous du 30 janvier avec les salariés des EHPAD, avec les familles de résidents, nous allons à la rencontre de la population avec un tract qui donne notre point de vue et nos propositions sur ce qui devrait être une grande cause nationale, la situation faite aux personnels et aux résidents est indigne d'un pays civilisé.

Nous sommes aussi très engagés localement comme nationalement sur les solidarités internationales, qu'il s'agisse des migrants, de la solidarité avec le peupe palestinien, avec entre autres l'appel initié à Quimper par Piero Rainero et qui a recueilli les signatures de 155 élus du Finistère pour la libération de notre compatriote Salah Hamouri, ce jeune avocat franco-palestinien détenu sans procès ni inculpation depuis le 23 août dernier, sur les enjeux pacifistes.

Nous sommes bien sûr présents dans la réplique à la politique locale du maire LR de Quimper, pour défendre les associations, les services publics locaux, les politiques de solidarité, pour nous opposer à la politique sécuritaire du maire qui sème partout ses panneaux incitant à surveiller son voisin et veut multiplier les caméras, qui ferme des écoles, des lieux de culture, veut faire de la rénovation du centre ville une mine d'or pour l'immobilier privé...

Vous l'avez compris, les communistes ne sont pas dans la résignation, le renoncement, le repli sur soi !

Nous affirmons au contraire qu'un nouveau progrès social, écologique, humain est possible, que les moyens existent, moyens financiers, si l'on remet au service de l'intérêt général les capitaux immenses détournés au profit d'une poignée de très riches et de multinationales, moyens technologiques, avec l'avancée des sciences, des connaissances, des outils numériques, moyens humains, à condition d'investir massivement dans la formation et de donner aux salariés, aux citoyens de nouveaux pouvoirs de contrôle et de décision.

Ce progrès nous voulons le construire avec tous ceux, toutes celles qui ne se résignent pas au pire, dont le rêve est à la fois modeste et fou comme disait Aragon, travailler ensemble à faire émerger une société où chacun puisse vivre dignement, se loger, se soigner, se nourrir, se cultiver, faire des projets d'avenir, décider de ses choix.

Nous mettons en débat ces questions dans tout le pays.

Une 1ère étape sera les états généraux du progrès social que nous organisons à Montreuil le 3 février.

En Bretagne, dans le Finistère, à Quimper nous nous inscrivons dans cette démarche et allons multiplier les échanges avec tous ceux qui sont intéressés.

Pour le Finistère nous avons choisi 2 thèmes, les activités maritimes et les services publics.

Ces états généraux ne seront pas une grand-messe sans lendemain, mais l'amorce d'une reconquête.

Nous ne sommes pas condamnés à subir sans fin cette course au libéralisme le plus débridé qui pèse sur nos vies, notre société.

Nous voulons réinventer la politique, qu'elle soit l'affaire de tous.

Nous appelons à faire émerger des propositions, des rassemblements.

Un nouveau monde frappe à la porte, un monde d'émancipation humaine, de solidarité, de fraternité, de partage.

Construisons-le ensemble.

Bonne année 2018 pour nos luttes, nos espoirs partagés !

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