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Rapport Spinetta : casse du service public et déménagement du territoire !

 

Le rapport Spinetta configure la démolition du service public ferroviaire à la mode Thatcher.

Démantèlement du réseau, avec la disparition des lignes jugées « non rentables », ouverture à la concurrence, augmentation des tarifs, abandon des territoires sans tenir compte des besoins des populations...

Il dresse déjà la carte des lignes à supprimer parmi lesquelles Quimper-Brest qui vient à peine d’être inaugurée en décembre après un an de travaux de modernisation trop longtemps attendus. Inauguration sur laquelle la SNCF avait communiqué par une affiche* et qui avait donné lieu à une mobilisation à la gare de Châteaulin**des cheminots et des défenseurs du rail dont les communistes.

* L'affiche de l'inauguration, c'était en décembre, la SNCF célébrait la liaison Brest- Quimper, à peine rétablie et aujourd'hui menacée!

 

** la manifestation de Châteaulin :

                        http://quimper.pcf.fr/103424

                         http://quimper.pcf.fr/103425

 

 

Voir ci-dessous l’article d’Ouest-France à propos des menaces de fermetures de lignes en Bretagne :

 

SNCF. Six « petites lignes » de train dans le collimateur

Ouest-France / 25 février 2018
 

Dans le rapport Spinetta, la fermeture de « petites lignes » de train jugées peu rentables est notamment conseillée.

Remis la semaine passée au Premier ministre, le désormais célèbre rapport Spinetta visant à réformer le système ferroviaire français, est accompagné d’une carte. Une carte qui cible les petites lignes, « peu utilisées, héritées d’un temps révolu », décrites comme non rentables et coûteuses pour la collectivité.

Dans le panel des recommandations, les rapporteurs proposent leur fermeture ce qui selon eux dégagerait une économie annuelle d’1,2 milliard. En Bretagne, six lignes où circulent moins de vingt trains par jour et où le taux de remplissage est jugé insuffisant sont ainsi qualifiées de « petites lignes ». Potentiellement dans le collimateur donc.

« Renoncements » en série

Colère froide pour Gérard Lahellec, vice-président de la Région en charge des transports qui voit dans ce texte l’expression d’un « regard condescendant porté par M. Spinetta depuis l’intérieur de son périphérique sur la province. » Les petites lignes ne sont pas rentables ? « Il n’existe pas une seule ligne rentable ! Un abonné du TER ne paye en moyenne que 10 % du coût réel de son billet. On me dit : « Sur la ligne entre Dol et Dinan, il n’y a que 100 voyageurs. » Avec M. Spinetta, il n’y en aurait plus. Vous trouvez cela mieux ? » Et l’élu de décrire, après l’abandon de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, après le rapport Duron invitant à reporter le prolongement de la ligne à grande vitesse vers l’ouest, un nouveau « renoncement de l’engagement public. »

En décembre dernier, après un an de travaux et 77,8 millions d’euros investis, la ligne entre Quimper et Brest était rouverte avec l’espoir d’un trafic augmenté de 50 %. Une campagne d’affichage, où un marin brestois embrassait à pleine bouche une femme du Finistère sud, annonçait l’événement. Pas certain que M. Spinetta reçoive un tel accueil au bout des « petites lignes ».

 

Voir aussi la déclaration du PCF sur le rapport Spinetta : ici

 

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