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Usagers et syndicats des hôpitaux publics bretons ont interpellé le directeur de l'ARS Bretagne

 

Aux côtés des comités de défense des hôpitaux publics bretons, de la coordination nationale des hôpitaux et maternités de proximité, des syndicats CGT et Sud de la santé, le PCF était présent à Rennes vendredi 6 avril devant l'ARS où une délégation a été reçue longuement par le directeur lui-même, ce qui n'était pas prévu, entouré de ses principaux collaborateurs.
Ce qui montre que la mobilisation autour de l'hôpital commence à se faire entendre.
Le directeur de l'ARS Bretagne auquel une motion a été remise n'a pu contester l'état des lieux accablant de la situation des hôpitaux bretons dressé par les participants à cette délégation - tout en invoquant des difficultés saisonnières pour expliquer la saturation des services d'urgence* - mais s'en est tenu à chaque fois à des déclarations d'intention, sans aucune réponse concrète, se retranchant derrière la démographie médicale, les difficultés à recruter des médecins, à les répartir dans les différents territoires...
Et bien sûr il a défendu les GHT présentés comme outils de mutualisation alors que l'expérience vécue par chacun confirme que ce qu'il s'agit de mutualiser ce sont les déficits et le manque de moyens à coups de suppressions de postes, de lits, de services, ce qu'ont mis en évidence les collectifs de défense des hôpitaux présents.
Il a été interpellé aussi sur la question du plan régional de santé élaboré sans débat public, la délégation lui a demandé la tenue d'une table ronde régionale sur la politique de santé en Bretagne.
Puis, à la question posée lui demandant s'il prenait l'engagement de mettre un terme aux fermetures de lits et de services dans les prochains mois où l'on sait qu'avec l'arrivée des vacances et de la population estivale la situation sera encore plus tendue, il a répondu qu'il n'était pas possible de donner ainsi une réponse globale.

Traduction : nos hôpitaux publics auront besoin de notre mobilisation dans les semaines et mois qui viennent!

Salarié-e-s, usagers peuvent compter sur les communistes.

Yvonne Rainero

* le directeur de l'ARS avait appelé dans la presse il y a quelques semaines à se laver les mains pour conjurer les épidémies et éviter ainsi la saturation des urgences. Un peu court comme remède ! D'autant que le mal qui atteint les urgences n'a plus rien de saisonnier.

Suppression de services d'urgences, ou fermeture de nuit, déficit de personnels hospitaliers et insuffisance de financement, couplés à la désertification médicale et pas seulement dans des territoires ruraux, au vieillissement de la population, ont créé une situation d'extrême tension qui s'installe dans la durée.

 

Photos :
 

En fin de matinée devant l'ARS, puis place de la République, les manifestants ont instruit le procès de la « tentative de meurtre contre l'hôpital public et la Sécurité sociale », personnalisés par deux personnages en fauteuil roulant portant visiblement les traces des blessures qui leur ont été infligées par les politiques de santé des gouvernements successifs. Témoignages de soignants et usagers pour établir les responsabilités, plaidoiries, réquisitoire du procureur et pour finir prononcé du jugement par la présidente du tribunal citoyen, rôle tenu par la présidente de la coordination nationale des hôpitaux et maternités...

 

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