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SNCF. Une centaine de cheminots rassemblés à Châteaulin / Le Télégramme / 14 avril 2018

 

Des cheminots ont manifesté vendredi 13 avril contre la réforme de la SNCF, devant la permanence du député du Finistère Richard Ferrand.

Une centaine de cheminots finistériens se sont rassemblés devant la permanence de Richard Ferrand, vendredi matin, à Châteaulin. Ils y ont manifesté leur mécontentement quant au projet de réforme de la SNCF. Le député LREM a quant à lui rencontré huit délégués syndicaux, à Brest.

C'est le dernier refrain à la mode chez les professionnels du rail : sur l'air de « Born to be alive », le célèbre tube disco de Patrick Hernandez, la centaine de cheminots rassemblés devant la permanence de Richard Ferrand à Châteaulin, vendredi matin, a entonné un « Borne tu dérailles ». Une référence, bien sûr, à Élisabeth Borne, ministre des Transports, qui mène actuellement un projet de réforme de la SNCF très impopulaire chez les cheminots.

« Ils veulent la descendre, on veut la défendre »

Ce mécontentement, les cheminots, mais aussi des usagers du service public, ont donc tenu à l'exprimer directement à Richard Ferrand, député de la 6e circonscription du Finistère et chef de file de La République en marche à l'Assemblée nationale. « La SNCF, certains veulent la descendre, nous, on veut la défendre », a tonné Raphaël Menguy, délégué CGT Cheminots à Quimper. « Nous avons vécu des années de mensonge, de casse des emplois et du service public. Le gouvernement veut aller jusqu'au bout mais nous ne lâcherons rien non plus », a-t-il poursuivi devant ses homologues de la CGT et de Sud Rail, les deux seuls syndicats représentés hier à Châteaulin. « Tout le monde n'est pas à 3.000 € chez nous ! Les cheminots, ça représente plus de 300 métiers dont certains touchent à peine le Smic », grondent Frédéric et Jean-Noël.

« Ils ne connaissent pas le monde ferroviaire »

Ce discours, Richard Ferrand l'a bien entendu, mais pas à Châteaulin. Il a bien reçu huit délégués syndicaux (six CGT, un Sud et un CFDT) à Brest. « J'ai entendu les oppositions, la méfiance et les propositions sur la transformation en cours de l'entreprise publique. J'ai indiqué que ni la privatisation, ni la suppression du statut pour ceux qui en bénéficient, ni la fermeture systématique des « petites lignes » n'étaient à l'ordre du jour », a précisé Richard Ferrand, qualifiant les échanges de « riches et constructifs ». Pas tout à fait le même son de cloche du côté de Gabriel André, secrétaire général de la CGT Cheminots au niveau départemental. « Il ne nous a rien appris mais nous lui avons appris des choses. Nous lui avons remis des documents, comme le rapport Degest », a-t-il affirmé devant ses camarades. « Lui et la majorité ne connaissent pas le monde ferroviaire. Il a voulu nous rassurer en nous disant que les choses se faisaient dans la négociation. Ce sont des négociations avec un flingue sur la tempe. Ils veulent passer par ordonnances, transformer l'entreprise en Société anonyme. Richard Ferrand nous a assuré que ce sera une SA à capitaux publics. Mais une nouvelle majorité aurait toute liberté d'ouvrir le capital ensuite », craint Gabriel André. Des craintes unanimement partagées dans les rangs des syndicalistes.

D'autres actions sont certainement à prévoir dans les prochains jours.

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