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Quimper-Cornouaille. Ceta. Le collectif interpelle les parlementaires . Le Télégramme / 27 avril 2018

Photo : Jean-Louis Griveau (Ensemble!), Pierre Crampon (Attac), Jean-Paul Le Pohon (EELV), Guy Le Dréau (Attac), Yvonne Rainero (PCF), Henri Guillou (animateur du collectif Stop Ceta Quimper Cornouaille) et Simone Jaouen (Peuples solidaires).

 

« On leur demande de dire : ça suffit ! ». Henri Guillou, animateur du collectif Stop Ceta de Quimper Cornouaille, s'apprête à saisir la députée Annaïg Le Meur (LREM) et la sénatrice Maryvonne Blondin (PS). Avec les militants du collectif, il réclame l'organisation d'un « référendum d'initiative partagée » sur le Ceta, ce traité de libre-échange entre le Canada et l'Union européenne (UE). Pour y parvenir, une campagne nationale a été lancée. Afin de remplir les conditions prévues par la Constitution, il faut qu'un cinquième des parlementaires (soit 185 députés et sénateurs), soutenus par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales, réclament le référendum. Le traité est entré en application provisoire l'automne dernier. Mais il n'a pas encore été ratifié par la France. Le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, a défendu lui-même le traité devant les députés français, le 17 avril. Pour les détracteurs du traité, il est temps de réagir. « Le Ceta va être mis en ratification pendant le second semestre 2018 », explique Henri Guillou.

« Le parlement va établir son calendrier d'action et il faut qu'on puisse, d'ici là, réunir les 185 parlementaires. On a les mois de mai et juin pour sensibiliser ».

« Pas de retour en arrière »

Alors que le TTIP, traité avec les États-Unis, aussi connu sous le nom de Tafta, est au point mort, les militants estiment notamment que le Ceta pourrait être le cheval de Troie des Américains. Ils redoutent que les multinationales américaines ayant des filiales au Canada ou dans l'Union européenne puissent attaquer les États à travers les tribunaux d'arbitrage instaurés par le traité et ainsi faire reculer les standards sociaux et environnementaux. « Le Ceta va ébranler notre démocratie, notre agriculture, notre alimentation, la protection de l'environnement... », s'alarme Henri Guillou. C'est « une perte de souveraineté, une soumission totale aux multinationales », embraye Jean-Paul Pohon d'Europe Écologie Les Verts. Et de prévenir : « Si c'est signé, on ne pourra pas revenir en arrière ».

 

 

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