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Brest. Saturées, les urgences du HIA s'agrandissent / Ouest-France / 18 mai

La réalité de ce qui se passe dans les hôpitaux derrière les discours lénifiants et compassionnels de Macron et Buzin, partout suppression de lits, de postes, de services.
L'hôpital d'instruction des armées de Brest "marié" en 2016 au CHRU de Brest-Carhaix n'y échappe pas.

« Un personnel hospitalier qui a vu depuis trois ans, et le partenariat entre le CHRU Brest-Carhaix et l'Hôpital d'instruction des armées (HIA), une baisse de postes de 20 % et des transferts d'activités. Ainsi, après le service de neurologie fermé et transféré à la Cavale-Blanche en 2015, la chirurgie lourde, l'anesthésie et la réanimation devraient elles aussi migrer d'ici 2020. »

Y.R.

L’article d’Ouest-France :

 

Les travaux à l'Hôpital d'instruction des armées entrent dans une nouvelle phase avec la construction d'une extension de 767 m2. Elle accueillera le nouveau service des urgences.

Surréaliste et tendue. Voilà en deux mots comment pourrait se résumer la visite à Brest, mercredi, de Maryline Gygax Généro, médecin général des armées et directrice centrale du service de santé des armées. Venue présider la cérémonie de pose de la première pierre des futures urgences de l'hôpital Clermont-Tonnerre, elle a vivement été interpellée par des représentants du personnel.

Un personnel hospitalier qui a vu depuis trois ans, et le partenariat entre le CHRU Brest-Carhaix et l'Hôpital d'instruction des armées (HIA), une baisse de postes de 20 % et des transferts d'activités. Ainsi, après le service de neurologie fermé et transféré à la Cavale-Blanche en 2015, la chirurgie lourde, l'anesthésie et la réanimation devraient elles aussi migrer d'ici 2020.

Lettre ouverte

Bien décidés à se faire entendre, les personnels n'ont pas hésité à rompre le protocole afin de lire une lettre ouverte à l'intention de la directrice. « Voulez-vous la fermeture de notre établissement ? » La question est posée à plusieurs reprises. Faute de réponse, le ton monte. « Est-ce qu'enfin, madame la Médecin général des armées, vous allez répondre aux salariés », s'insurge l'un d'entre eux.

Après de longues minutes, Maryline Gygax Généro leur signifie que ce n'est ni le lieu ni le moment pour avoir ce type d'échange et rappelle « qu'une réunion est prévue le 5 juin à Paris, en présence des représentants syndicaux, pour parler entre autres de la situation du HIA. » Pas de quoi rassurer la quarantaine de manifestants qui préfèrent alors tourner le dos aux officiels le temps des discours et de la pose de cette fameuse première symbolique.

52 patients par jour

Symbolique parce qu'elle « marque le début de la deuxième phase du projet d'agrandissement du service des urgences, qui devrait durer 15 mois, c'est-à-dire jusqu'à fin septembre 2019, explique Yves Guirriec, ingénieur au Service d'infrastructure de la Défense (SID). Cette opération prévoit la construction d'une extension de plain-pied de 767 m2, située sur le terrain qui jouxte le bâtiment actuel. » L'objectif ? Faire face à une situation de saturation du service, avec plus de 20 000 passages par an, soit en moyenne 52 patients par jour.

Qu'en est-il des 600 m2 des urgences actuelles ? Elles feront l'objet d'un réaménagement afin d'accueillir les hospitalisations de courte durée ainsi que les bureaux des médecins, des vestiaires ou encore des box. « Cela se fera bien évidemment lors de la troisième et dernière phase du projet afin de pas perturber le bon fonctionnement du service le temps du chantier, précise-t-il. Au total, 27 mois de travaux sont programmés pour un coût total de 5,9 millions d'euros

Et s'il est vrai que ce projet de modernisation ouvre de nouvelles perspectives en termes d'accueil, de prise en charge des patients civils et militaires - indispensable selon Maryline Gygax Généro pour permettre à l'HIA de remplir « sa mission d'outil de défense » - il vient également renforcer, à tort ou à raison, le sentiment d'inquiétude qui sévit dans les rangs du personnel hospitalier.

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