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Saint-Brieuc. Une manif' contre l’expulsion de deux élèves albanais rassemble 500 lycéens / Ouest-France. 25 mai 2018

Une nouvelle manifestation contre l’expulsion vers l’Albanie d’une élève de Terminale au lycée Rabelais, a rassemblé plus de 500 personnes, ce jeudi à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor). La mobilisation ne faiblit pas. Du côté de la préfecture, qui refuse de s’exprimer sur ce cas, c’est le statu quo.

« Non, non, non… Non à l’expulsion ! » Le slogan des lycéens de Rabelais a retenti durant près de deux heures dans les rues de Saint-Brieuc, ce jeudi midi. Près de 500 élèves, accompagnés par des professeurs, mais aussi des représentants syndicaux et des élus de gauche, ont défilé entre leur lycée et la préfecture, dans le centre-ville de Saint-Brieuc.

 

Ils étaient déjà près de 500 à manifester, il y a tout juste un mois, contre l’expulsion d’Amina, leur camarade de Terminale. Le préfet des Côtes-d’Armor a signé une ordonnance de quitter le territoire français (OQTF) qui concerne la famille Sulejmani. Amina et son frère, Emir, scolarisé en 5e au collège Léonard de Vinci, sont présentés comme « deux élèves brillants et bien intégrés » par leur entourage.

La préfecture refuse de s’exprimer

L’ordonnance de quitter la France a ému bien au-delà de l’entourage de cette famille, arrivée en octobre 2016. Ce jeudi, de nombreux représentants syndicaux et élus de gauche étaient présents à la manifestation aux côtés des lycéens. « On les expulse vers l’Albanie, un pays qui pourrait rejoindre l’Union européenne dans les prochaines années. Cela n’a aucun sens », s’exaspère Didier Le Buhan, élu socialiste à Saint-Brieuc.

 

Une délégation de six élèves et professeurs a été reçue par la sous-préfète à l’issue de la manifestation, ce jeudi après-midi. Rien de nouveau. « On nous encourage à envoyer des documents pour démontrer l’intégration de la famille. On nous dit que c’est à la justice de trancher, alors que le préfet lui-même pourrait faire le choix de revenir sur sa décision », déplore la délégation.

La préfecture n’a pas souhaité s’exprimer sur la situation de la famille Sulejmani.

 

Photo Ouest-France