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Rosporden. Gare SNCF. Les cheminots inquiets. Le Télégramme

Lundi, les syndicats des cheminots CGT de Rosporden et de Quimper, CFDT et Sud Rail étaient rassemblés à la gare à l'occasion de l'assemblée générale des cheminots. Une rencontre qui leur a aussi (et surtout) permis de faire le point sur la situation locale. Karen Le Moal, secrétaire à la politique financière du syndicat des cheminots de Rosporden, élue dans la commune et dernier agent en roulement de la gare locale, a rappelé que Rosporden était historiquement et intimement liée au développement du ferroviaire, en qualité de plaque tournante vers Plouescat, Concarneau et Carhaix. « Autant de destinations qui partaient de Rosporden et qui généraient une intense activité économique et humaine », a-t-elle souligné. Regrettant, au nom du progrès, les différentes restructurations qui ont profondément changé la physionomie de la gare au fil du temps, elle a ajouté : « Du réseau breton, notamment Carhaix-Rosporden, dont l'activité ferroviaire a cessé il y a cinquante ans, il ne subsiste qu'une liaison par autocar, dont on annonce la suppression à la rentrée scolaire prochaine. Même chose vers Concarneau.

La desserte fret vers l'usine agroalimentaire de Coat-Conq est dans le collimateur de la direction SNCF, qui "réfléchit" à sa suppression plutôt qu'à son développement ».

Une coquille vide ?

Les mutations s'enchaînent, et le personnel n'est pas épargné. « La dernière décennie a aussi vu le nombre d'agents décroître à grande vitesse, a poursuivi Karen Le Moal. Pour ce qui est de la vente au guichet, le changement a été aussi profond mais dans d'autres mesures, notamment avec la réduction du temps d'ouverture des guichets ». D'insister :

« Il est important de souligner que toutes ces mutations mortifères pour le service public ne se sont pas réalisées sans résistance des cheminots, des usagers et de la population. Grâce à une très forte mobilisation nous avons réussi à faire bouger les lignes ».

« Aujourd'hui, on nous parle du pôle d'échange multimodal (PEM). De gros investissements sont programmés pour aménager les accès à la gare. Mais à quoi bon de telles dépenses pour nos collectivités si la gare devient une coquille vide ? », s'interroge-t-elle.

 

 

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Déjà dans les années 70-80, il avait fallu en Bretagne défendre les « petites gares », les « petites lignes », plus généralement le rail breton.

Les communistes étaient déjà au rendez-vous, comme le montre cette photo prise en 1979 à Rosporden.

Ce qui valut à un certain nombre d'élus et de responsables communistes de Bretagne citations à comparaître et condamnations, par la suite amnistiées, pour avoir défendu l'intérêt général.

Et au nom d’un décret de Pétain de 1942.

Le premier de ces procès qui se voulait dissuasif, mais n’a fait qu’amplifier le mouvement, eut lieu à Quimper en décembre 1979 (voir photo devant le palais de justice).

René Vautier y fut présent pour témoigner sa solidarité et son amitié aux prévenus.

Avec l’autorité que lui conférait sa jeunesse résistante à Quimper qui lui valut la Croix de guerre à 15 ans, il ne se priva pas de dénoncer l’usage contre les défenseurs du service public ferroviaire de ce décret scélérat de Pétain qui servit à pourchasser les résistants.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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