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Brest. Des parents d’élèves soutiennent deux familles serbes. Ouest-France 2 juin 2018

Vendredi, à l’école du Forestou, à Brest, une vingtaine de personnes se sont rassemblées pour défendre les Dimic et les Nikolic, menacées d’expulsion. Elles sont à Brest depuis sept ans !

« Nous sommes consternés. Ces familles vivent dans notre quartier depuis sept ans et elles y sont très bien intégrées. Les enfants sont scolarisés sans problème et ils ont des copains. » Ce vendredi, à l’école du Forestou, l’association des parents d’élèves a organisé un rassemblement pour soutenir deux familles serbes, Dimic et Nikolic-Dimic, qui ont reçu une Obligation de quitter le territoire français (OQTF).« Le coup est rude, estime Olivier Cuzon, de la Ligue des droits de l’Homme.

Un courrier a été adressé au préfet. Lancée sur Change.org, une pétition a recueilli 650 signatures.

Boris, le fils aîné de la famille Dimic, est arrivé à l’école du Forestou en 2011, en classe de petite section. Il a appris à parler et à écrire français. « Il a oublié le serbe au profit du français », mettent en avant les parents d’élèves. Son petit frère, Jovan, né à Brest, est aujourd’hui en moyenne section.

Les deux garçons ont une petite sœur, Sarah, « née il y a trois mois, à Brest », explique Jelena Dimic, la maman, dont le mari travaille. « On est logé dans le privé et on paie des impôts », affirme-t-elle, en français. La femme est arrivée en France pour des raisons sanitaires. Mais, en juin 2017, elle n’a pas fait renouveler son titre de séjour…

D’où l’OQTF d’aujourd’hui. « On fait appel, auprès du tribunal administratif de Rennes. On demande une prolongation du titre de séjour. C’est suspensif de l’obligation de quitter le territoire. »Dans l’autre famille, celle des Nickolic-Dimic, il y a celle du frère de Jelana Dimic. Leur fils, Viktor, cousin des trois autres enfants, né à Brest également, fait ses premiers pas à l’école, en petite section.

 

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