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Le Tour de France des hôpitaux des parlementaires communistes passe par la Bretagne !

Hôpitaux publics. Le plan d’urgence de deux sénateurs.

Le Télégramme, 15 juin 2018

 

Dominique Watrin et Christine Prunaud, sénateurs du Pas-de-Calais et des Côtes-d’Armor, collectent les préoccupations des personnels de santé sur le terrain en vue de l’élaboration d’un plan d’urgence national.

 

« Nous menons un tour de France des hôpitaux afin d’être alertés sur les problèmes locaux. L’objectif, c’est de discuter d’un plan d’urgence pour l’hôpital public, qui est en grande souffrance. Cette réunion nationale, le 5 juillet, nous permettra de faire une synthèse de toutes nos rencontres sur le terrain. Nous aurons ensuite un rendez-vous autour du 9 juillet avec la ministre de la Santé », expliquent Dominique Watrin, sénateur du Pas-de-Calais, et Christine Prunaud, sénatrice des Côtes-d’Armor, tous les deux membres du groupe communiste au Sénat.

« Ce sont les choix comptables qui priment »

Jeudi, ces parlementaires ont mené « au pas de charge » les visites dans les Côtes-d’Armor, de Dinan à Lannion, pour écouter les représentants syndicaux et les directions d’établissement. « Il ressort une grande souffrance du personnel, car tout fonctionne par injonction. Ce sont les choix comptables qui priment. Il en résulte des fuites des patients mais aussi des personnels vers le privé. Il faut d’urgence un programme d’investissement pour rénover les bâtiments, sachant que les hôpitaux sont presque tous en déficit, et un plan de recrutement pour renforcer les équipes soignantes. On doit réaffirmer l’importance d’un service public ».

Des enjeux forts qui vont à contre-courant de l’actualité de Guingamp. Il y a presque un mois, l’Agence régionale de santé a annoncé la fermeture de la maternité de l’hôpital pour des raisons de sécurité. « C’est toujours cet argument de la sécurité qui est mis en avant pour justifier une fermeture. On voit sur ces dernières années une accélération des restrictions budgétaires. Alors, la tentation de la concentration des établissements est forte. Mais les petits hôpitaux ont cet atout de la proximité, face à ces usines à bébés qui se mettent en place avec 2 000 à 3 000 naissances par an », dénonce Dominique Watrin.

 

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