Section du Pays de Quimper

Section du Pays de Quimper
Accueil
 
 
 
 

Brest. "L’amiante constitue une vraie catastrophe sanitaire" . Ouest-France, 17 juin 2018

 

Les victimes de l’amiante continuent de se battre pour obtenir la réparation de leurs préjudices, même si ce combat paraît toujours aussi compliqué. Et la médecine ne trouve pas de solutions au cancer causé par l’exposition à ce matériau.

L’association des victimes de l’amiante s’est réunie ce samedi 16 juin devant la stèle célébrant leur combat, à Brest. Gérard Fréchou, leur président, fait le point sur les dossiers médicaux et judiciaires.

Il y a dix ans, à Brest, une stèle était érigée en mémoire des victimes de l’amiante. Qu’est-ce qui a changé depuis cette date ?

Gérard Fréchou, président de l’association des victimes de l’amiante 29 - 22. Les victimes commencent à ne plus se cacher. Mais leur combat judiciaire est dur. D’où l’importance de notre association, qui les soutient, les conseille, les aide. Ils nous le rendent bien d’ailleurs, puisque les effectifs de l’Addeva Finistère et Côtes-d’Armor sont stables, avec 1 400 adhérents. Malheureusement, les décès liés à l’amiante ne cessent pas. En 2017, nous avons perdu 39 amis. Près de 540 depuis la création de l’association en 1999…

Il y a eu quelques avancées devant la Justice, notamment avec la reconnaissance du préjudice d'anxiété…

Oui, il est enfin reconnu ! C’est une très bonne chose mais nous œuvrons d’abord pour les malades. Et dans ce domaine, il reste difficile d’obtenir satisfaction. La Justice est lente et ses décisions nous sont de moins en moins favorables. Depuis plus de vingt ans, nous attendons qu’un procès pénal s’ouvre. Et nous nous heurtons à un mur d’irresponsabilité. Mais nous ne désespérons pas qu’un jour justice nous soit rendue. On ne doit plus considérer l’amiante comme un problème d’hygiène et de sécurité au travail mais bien comme une catastrophe sanitaire.

La médecine fait-elle des progrès ?

Il y a des résultats. Au cas par cas. Mais il n’y a encore rien de probant. Le mésothélium, le cancer de l’amiante, on peut le ralentir, pas encore le stopper. Les seuls soins possibles se résument à la chirurgie et à des traitements de chimio et de radiothérapie. Ils sont contraignants et insupportables pour les malades. Heureusement que l’on a fait des progrès dans l’exposition au risque avec l’interdiction de l’amiante…

 

Il y a actuellement 0 réactions

Vous devez vous identifier ou créer un compte pour écrire des commentaires.