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Quimper.Centre hospitalier. Des agents inquiets avec l’arrivée de l’été / Le Télégramme. 26 juin 2018

 

Estelle Tanguy, Joseph Boniz, Catherine Gloaguen aides-soignants et Yann Bourrich, ouvrier, tous militants de Sud Santé. (ronan larvor)

« L’été arrive et cela nous fait peur ». Voici résumé le message qu’a voulu faire passer ce lundi, le syndicat Sud Santé du centre hospitalier de Quimper qui estime que l’alerte lancée en avril n’a pas été prise en compte.

À la mi-avril, des agents du Centre hospitalier de Cornouaille (Chic) avaient manifesté leur mécontentement envers la façon dont la restructuration de l’établissement avait été actée sans qu’ils soient pleinement associés. Ce lundi, Estelle Tanguy, Catherine Gloaguen aides-soignantes, Yann Bourrich, ouvriers, tous trois membres du Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail et Joseph Boniz, aide-soignant, tous membres de Sud Santé, ont expliqué que l’été s’annonçait tendu.

Restructuration en plein été

La restructuration des services médicaux est en cours et va se concrétiser en partie le 2 juillet. « Notre but n’est pas de faire peur aux usagers », soulignent les syndicalistes. « Mais un certain nombre de services manque de médecins. Il y a 10 ans, il y avait sept pneumologues. Aujourd’hui ils sont deux. On est passé de 36 lits en 2016 à treize aujourd’hui. Nous tirons la sonnette d’alarme depuis un moment mais rien ne vient. Donc, on restructure les services et à chaque fois le personnel trinque car il est peu concerté et s’épuise dans des mises à niveau de compétences ».

Une période traditionnellement tendue

« Le problème est que cette nouvelle organisation arrive en pleine saison de vacances.

Les agents devraient avoir au moins deux jours de repos consécutifs sur une quinzaine travaillée et non pas des jours isolés dans la période. Or ce n’est pas possible faute de personnel. Sur les plannings, on est souvent à 19 jours. Par ailleurs, on devrait pouvoir obtenir trois semaines de congés consécutives en été. Or la règle c’est plutôt quinze jours. Alors que nous vivons toute l’année à l’envers de nos familles en travaillant le week-end, les jours fériés ».

« Tout cela conduit à retrouver des personnes fatiguées à la rentrée de septembre. Il va y avoir de la casse avec le personnel. L’hôpital fait des économies sur le personnel, mais cela finira par lui coûter cher en arrêt maladie quand on voit les accidents, les burn-out ».

Question sur le Smur

Pour autant les militants du Sud Santé ne se préoccupent pas seulement de leurs conditions de travail. « C’est le service public qui se dégrade, disent-ils. Il n’y a plus que deux Smur de nuit sur la Cornouaille et basés à Quimper quand avant il y en avait trois à Douarnenez, Quimper et Concarneau. Où sont les impératifs de délais d’urgence sur une zone qui va de la Pointe de Trévignon à la Pointe du Raz ? C’est une question, surtout en été ».

Ce mardi, le Comité technique d’établissement se réunit. Les agents n’auront sans doute plus le cœur à se manifester alors que toutes les décisions sont déjà prises.

 

 

 

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