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Quimper. Sécurité. Le collectif citoyen est né / Le Télégramme. 24 juin 2018

Dominique Brunel, le président de la section locale de la Ligue des droits de l’Homme, présentant le panneau détourné des voisins solidaires.

À l’initiative de la Ligue des droits de l’Homme, un collectif citoyen, observatoire des libertés publiques, a vu le jour ce samedi. Il est présenté comme une réponse à la politique municipale.

Baptisé « Stop ! Quimper sous surveillance », le collectif citoyen a vu le jour, ce samedi, à l’occasion d’une réunion initiée par la Ligue des droits de l’Homme. La suite logique, pour Dominique Brunel, le président de la section locale de l’association, de l’absence de réponse aux courriers adressés à la municipalité, après la mise en place du dispositif « Voisins solidaires » et le déploiement des premières caméras de vidéoprotection dans les rues du centre-ville. Deux des actions de la politique de « tranquillité publique » de la Ville critiquées par l’association.

« La Ville a raison de s’emparer de la question de l’insécurité. C’est son rôle. Nous aussi », défend une nouvelle fois Dominique Brunel qui appelle à la prise en compte de la démocratie participative. « Il y a un déni sur ce point de la part des élus », poursuit-il, étonné de l’absence de réponse aux courriers adressés par l’association.

Observatoire des libertés publiques

Dans ces conditions, le collectif créé ce samedi aura vocation d’observatoire réunissant « des gens de tous horizons ». Un observatoire des libertés publiques dont les travaux pourraient débuter dès l’automne prochain. Ses sources d’information ? « Des chiffres existent recueillis par l’État et évoqués dans le cadre du conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance.

Les comités de quartiers sont aussi des lieux où se débattent ces questions ».

Comme la LDH le fait déjà en matière de logement, de santé ou d’immigration, l’objectif affiché par ce nouveau collectif citoyen est de relever d’éventuelles irrégularités. Pour Dominique Brunel, « s’il faut traduire des atteintes aux libertés publiques, des recours seront engagés ». Un collectif dont la mise en œuvre dépend désormais de la nomination d’un coordinateur. Un rôle que la LDH n’a pas souhaité prendre, pour garantir l’esprit « citoyen » du collectif.

Les voisins solidaires toujours dans le viseur

Outre les caméras que l’association estime inutiles et dispendieuses, le dispositif « voisins solidaires » est la principale mesure figurant dans leur viseur. « On ne connaît pas le nom des voisins solidaires », dénonce l’un des dix militants réunis ce samedi à la MPT de Penhars. Des référents nommés avec l’aval de la police. « Le contre-pouvoir, c’est la police, pas la justice dans ce dispositif. C’est insidieux. Il faut lutter contre ces dérives aussi petites soient-elles », insiste le président de la LDH. Et de reprendre les conclusions des états généraux initiés par la municipalité : « Il n’y est nullement question de sécurité. Ludovic Jolivet en avait conclu que les Quimpérois étaient optimistes et que c’était les élus qui devaient surmonter leurs peurs ».

Voir aussi dans Ouest-France :

Quimper. Ils créent un observatoire des libertés publiques

ici

 

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