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Programme régional de santé. Le coup de gueule des élus costarmoricains / Le Télégramme. 26 juin 2018

Les comités de défense des hôpitaux de Lannion, Paimpol et Guingamp étaient présents dans le public.

Le programme régional de santé 2018-2022 a fait débat, ce lundi après-midi au sein de l’assemblée départementale des Côtes-d’Armor qui a émis un « avis réservé ».

La majorité départementale a proposé d’émettre un « avis réservé » au programme régional de santé - il est développé par l’Agence régionale de santé -, ce lundi après-midi à l’occasion de la session publique consacrée à la décision modificative du budget. Le Département, sollicité pour un « avis », pointe « un manque d’ambition pour répondre aux particularités costarmoricaines », a développé Alain Cadec, président du Département, tandis que des délégations en soutien aux hôpitaux de Lannion, Paimpol et Guingamp s’installaient dans le public.

Parmi les problèmes relevés : « La population âgée et les projections sur les années à venir en termes de vieillissement de la population, la ruralité aussi. Il n’y a pas de centre hospitalier universitaire dans le département », a noté le président Cadec. L’ensemble de ces critères supposerait de « favoriser l’attractivité du territoire pour les professionnels de santé, pour faciliter des recrutements ». Là encore, « c’est au gouvernement de donner aux agences de santé les moyens d’atteindre leurs objectifs ».

« Froids et calculateurs »

Le conseiller départemental du canton de Rostrenen, Alain Guéguen, lui, a carrément poussé un coup de gueule, fustigeant ce monde de la santé encadré par des fonctionnaires « froids, calculateurs et parfois destructeurs ». « Je les côtoie depuis 15 ans. Ils passent, les problèmes restent », a-t-il accusé. « La santé ne relève pas de nos compétences, mais qui ici n’a pas été interpellé sur la désertification médicale ? Dans un territoire comme le mien, celui du Centre-Bretagne, c’est un sujet jamais épuisé tant l’offre de soins reste fragile ». « Ce qui se profile, a-t-il dénoncé, c’est le recentrage de l’essentiel des activités sur un seul établissement par département ».

Cinderella Bernard, conseillère du canton de Bégard, voit dans ce contexte l’occasion « d’un rapport de force pour signaler à l’État qu’il ne donne pas les moyens d’organiser la santé sur notre département ». Elle a regretté que l’assemblée ne vote pas contre le texte, pour, symboliquement, « engager ce rapport de force ».

 

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