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Quimper. Enedis, Engie. Le secteur de l’énergie prépare la rentrée sociale / Le Télégramme. 27 juin 2018

Les grévistes réunis, hier après-midi, dans l’espace de vie aménagé devant les locaux d’Enedis.

 

Les jours se suivent sous la toile de tente tirée à l’abri d’un camion qui barre le site Enedis (filiale d’EDF chargé de la distribution d’électricité) de l’Eau-Blanche à Quimper. Le mouvement de blocage commencé le 13 juin à l’appel de la CGT se poursuit ce mardi. Alors qu’un répit dans les modes d’action semble se dessiner pour l’été, les employés restent plus que jamais l’arme au pied pour la rentrée. « On parlera en septembre de la privatisation d’Engie, de la réforme d’EDF qui pourrait conserver la seule filière nucléaire sous statut, tout le reste étant filialisé », affirme Arnaud Derit, militant CGT. « Nous sommes en train de passer d’un monopole public au privé avec la privatisation d’EDF et d’Engie. Nous allons vers la convergence avec les collègues de la branche énergie : GRT gaz, RTE (transport d’électricité) pour dire notre colère ».

Ce mardi, une délégation de grévistes d’Engie qui ont débrayé deux heures, était présente sur le site Enedis. « Nous avons le même but de défense du service public, souligne une employée du Centre de relations clients d’Engie à Quimper. Nous sommes pour la création d’un pôle public de l’énergie. Nous nous posions des questions sur notre avenir avec l’externalisation en cours, mais nous avons eu la réponse de la directrice générale d’Engie qui a dit qu’il n’y avait pas d’avenir pour les plates-formes de relation client en France ».

Les salariés d’Enedis en grève ont obtenu un recul du gouvernement. La suppression de 2 600 emplois pour 2022 a été ramenée à 1 000. « Ce n’est pas à la hauteur de ce que nous demandons », dit Arnaud Derit. D’autres avancées ont été engrangées au niveau national comme l’embauche des apprentis (un à Quimper). Mais ce n’est pas le cas pour les intérimaires (quatre à Quimper).

« Nous rencontrons ce mercredi la direction régionale, précise un gréviste. Nous attendons aussi de leur part une reconnaissance professionnelle car les agents ont perdu 24 % de pouvoir d’achat en 20 ans ».

 

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