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Scaër et Bannalec. Grève à l’ESAT et au Foyer Rumain / Ouest-France. 27 juin 2018

 

Les employés en grève étaient une quinzaine au départ pour le siège APAJH à Saint-Brieuc.

Mardi 26 juin, une partie des employés de l’APAJH (Association pour adultes et jeunes handicapés) gérant l’établissement de Scaër et le foyer de vie Rumain de Bannalec, deux communes du pays de Quimperlé, a débrayé et est allée manifester au siège, à Saint-Brieuc, dans les Côtes-d’Armor. Et ce, à l’appel de la CGT et FO. La CFDT ne s’est pas jointe au mouvement.

En mars dernier déjà, les salariés de l’APAJH (Association pour adultes et jeunes handicapés) 22 et 29 avaient lancé une pétition soulignant « des malaises et un manque d’éthique dans le management ».

Ils dénonçaient « les rythmes effrénés ». Ils demandaient de « stopper la surcharge de travail des cadres, des personnels administratifs et des personnels en charge de référence et de coordination ».

Un moniteur en grève mardi matin, 26 juin, et représentant CGT à Scaër, avant de partir manifester à Saint-Brieuc devant le siège de l’APAJH, a fait remarquer « que les méthodes de management mises en place depuis quelques années font apparaître des situations de mal-être au travail ».

Il ajoutait que « des cadres n’ont pas osé se joindre à eux pour manifester par peur de représailles ».

Le groupement APAJH 22-29-35 a été créé en 2015, afin d’assurer la direction générale de leurs 15 établissements et services, employant 300 professionnels qui accompagnent au quotidien 600 personnes en situation de handicap.

À Scaër, comme dans les autres établissements APAJH, « on veut nous faire croire, qu’il faut changer nos méthodes de travail, passer à un rythme plus soutenu, on supprime les heures supplémentaires payées, et les acquis et on veut nous faire croire : qu’il n’y a pas le choix, c’est l’avenir, c’est le seul moyen de sauver l’association, si on passe à côté on est morts », disent les manifestants.

Les grévistes veulent un financement des établissements, des services sociaux à hauteur des besoins, et une politique sociale prenant « soin de ceux qui prennent soin des plus vulnérables ».

Les quinze employés en grève réunis devant le pavillon administratif de l’ESAT Claude-Martinière de Scaër, mardi matin, avaient déployé la banderole qu’ils allaient montrer dans leur manifestation au siège de Saint-Brieuc.

Leur revendication y était clairement exprimée « mobilisation pour le respect des salariés et des valeurs associatives ».

Ce mouvement avait pour conséquence sur le site scaerois d’un arrêt complet du service restauration, le regroupement des services espaces verts à la ferme de Trévalot, et des débrayages dans les ateliers menuiserie et charcuterie en fin de journée.

 

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