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Pont-L'Abbé. Résidence de Tréouguy. La CGT s’inquiète / Le Télégramme. 29 juin 2018

Le flou sur la date de fermeture de la résidence Tréouguy, à Pont-l’Abbé, impacte les familles et le personnel. C’est ce que dénonce la CGT de l’EPSM Gourmelen.

La résidence de Tréouguy située à Pont-l’Abbé va fermer. Mais quand ? Difficile de répondre à la question. « Nous avons besoin de le savoir une bonne fois pour toutes. Les familles et le personnel sont impactés par ce manque d’information », explique Yannick Milin, délégué CGT, qui dénonce les « incohérences » de la direction quant à la date de fermeture de l’établissement. Aujourd’hui, 19 résidents (contre 60 auparavant) y sont encore accueillis. « Nous avons appris l’ouverture à la fin de l’année d’une nouvelle unité à la résidence du Prat qui accueillerait quatorze lits », ajoute Yannick Milin qui anticipe une fermeture à la fin de l’année.

« Nous gardons le cap pour une fermeture fin 2019 »

« Il faut rassurer les familles que l’on souhaite accompagner sereinement. Nous ne sommes pas pressés de fermer la résidence. Nous suivons l’évolution des départs des résidents. Ils ont été importants jusqu’à mi-avril mais cela s’est nettement ralenti depuis, précise Chrystèle Denoual-Le Bolzer, directrice de l’Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), nous gardons le cap pour une fermeture fin 2019 comme initialement prévu », tout en reconnaissant un certain « manque de lisibilité ».

Cette transition est difficile.

« Il n’y a plus de cadre de santé depuis le mois d’octobre ni de secrétariat. En plus, nous devons endosser le rôle de psychologue », confie une aide soignante à Tréouguy qui préfère conserver l’anonymat. Quant aux reclassements, le choix des affectations serait « restreint » voire « imposé » selon elle. « C’est difficile de travailler avec un nouveau type de résident comme dans la MAS (Maison d’accueil spécialisée) qui ont des pathologies plus lourdes, surtout lorsque l’on n’est pas suffisamment formé. Nous avons l’impression de subir. Cela n’était pas inscrit dans notre projet professionnel », ajoute l’aide soignante.

Du côté de la CGT, ce projet de fermeture est clairement remis en cause. « Pourquoi fermer ? Il existait un réel besoin sur le territoire », indique Yannick Milin. Ce dernier regrette « le choix de l’ARS (Agence régionale de santé) de sortir ces lits du giron de l’hôpital public ». « Dans ce type d’établissement, l’offre est en moyenne de 500 à 600 € (par mois) moins chère que dans des structures privées, indique Fabienne Jégou, secrétaire CGT, ce n’est pas rien pour ceux qui touchent de petites pensions de retraites ».

Quant à l’avenir du site, rien de concret n’est acté. Des contacts vont avoir lieu avec, notamment, le conseil départemental. « À la vue du contexte financier, nous avons besoin de vendre cette résidence », commente Chrystèle Denoual-Le Bolzer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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