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Hôpital de Carhaix. La CGT dénonce une logique de destruction » / Le Télégramme. 7 novembre 2018

Le syndicat CGT de l’hôpital de Carhaix monte au créneau pour dénoncer une situation qu’il juge « inquiétante ». Il évoque notamment le Smur et la maternité, des services où, selon lui, « on met aujourd’hui la sécurité des patients en danger ».

La conférence de presse organisée par le syndicat CGT de l’hôpital de Carhaix était déjà prévue depuis plus d’une semaine, c’est-à-dire bien avant que ne survienne, le week-end dernier, la fermeture inattendue de la ligne de garde du Smur (notre édition de lundi). Un événement qui est venu apporter encore un peu plus d’eau au moulin des délégués CGT, réunis ce mardi dans leur local syndical. Autour de la table, près d’une dizaine de salariés du CHU, élus au comité technique d’établissement (CTE), représentants du CHSCT ou simples syndiqués. « Les plans d’économie se suivent, regrette Pierrick Raoul, membre du conseil de surveillance ; on gratte les fonds de tiroir et on met la sécurité des patients en danger. C’est une véritable logique de destruction du service public », estime-t-il.

Smur. Du fait d’un arrêt de travail annoncé samedi, la ligne de garde du Smur n’a pu être assurée dimanche du fait de l’absence de médecin, « une situation hélas récurrente » assure la CGT, qui a décidé de convoquer la presse dimanche pour en rendre compte. Le syndicat déplore « une inégalité de prise en charge et de chances pour la population ». « Ce sont les Smur de Morlaix, Quimper, Guingamp ou Quimperlé qui interviennent en cas de nécessité, d’où un délai de prise en charge allongé, regrette Caroline Tromeur, secrétaire du syndicat. Et comme il n’y a qu’un médecin urgentiste, le temps d’attente au service des urgences est également rallongé ». « Nous nous considérons comme des lanceurs d’alerte ; c’est un problème qui concerne la population de toute la région, car le rayon d’action du Smur est très large », ajoute-t-elle. Les agents, qui disent ressentir « du stress et un sentiment d’insécurité », ont rencontré la direction de l’hôpital en fin de matinée, ce mardi, pour réclamer qu’un protocole soit mis en place avec la direction du CHU à Brest et que les deux lignes de garde soient assurées de façon pérenne, 365 jours par an, et 24 heures sur 24.

Maternité. Le syndicat CGT a effectué un dépôt de revendications en CTE le 3 octobre, afin de faire part à la direction « d’une grande souffrance induite par la désorganisation du service ». Pierrick Raoult explique que « plutôt que de remplacer les auxiliaires de puériculture partis à la retraite, le service fait appel à des aides-soignantes qui ont reçu une formation spécifique de seulement deux mois (alors qu’elle est de six mois à Brest) ; qui plus est, les cadres supérieurs viennent régulièrement récupérer des agents à la maternité pour les replacer dans des services en tension. Cela n’est pas neutre et engendre une situation à risques, car parfois, il faut pouvoir réagir très vite ». Dénonçant « une situation extrêmement précaire et inquiétante », le syndicat a réaffirmé, mardi après-midi, lors de sa rencontre avec Mme Gaudin, de la direction des ressources humaines, « le rôle pivot de la sage-femme pour l’organisation de la sécurité obstétricale ».

Ehpad. Yannick Lavolé, qui siège au CHSCT, rapporte des situations de violence envers le personnel liées aux problèmes psychiatriques de certains résidents. « La direction a été alertée à plusieurs reprises, en vain. Nous souhaitons des mesures concrètes en faveur de la sécurité du personnel », insiste-t-il.

Soins de suite et réadaptation. « Des travaux étaient prévus. Nous avons appris que Brest bloquait leur mise en route, tant qu’il n’y aurait pas de projet médical de service, indique Caroline Tromeur, qui signale, par ailleurs, une pénurie de kinésithérapeutes (deux pour tout l’hôpital) et le recours à des intérimaires. « Nous recevons de plus en plus de courriers de familles mécontentes », assure-t-elle.

Unité de soins continus. « L’action mise en place il y a quelques mois a payé », se félicite Pierrick Raoul : le renfort que nous réclamions au sein de l’unité de soins continus a été accordé et une aide soignante est désormais présente sept jours sur sept ».

 

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