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Quimper. Ils luttent contre les violences homophobes / Ouest-France. 8 novembre 2018

 

Environ une cinquantaine de personnes se sont rassemblées mercredi 7 novembre 2018, plate Terre-au-Duc, à Quimper. Un mouvement lancé par la délégation Bretagne de SOS homophobie pour dénoncer les actes de violences envers la communauté LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et trans).

voir aussi Le Télégramme :

« Les LGBT phobies tuent » ont notamment dénoncé les manifestants, mercredi, place Terre-au-Duc, à Quimper.

 

Près d’une soixantaine de personnes se sont rassemblées, ce mercredi, à Quimper, contre les violences homophobes et « pour une véritable politique de lutte ».

« Malgré les violences, notre détermination est intacte. Il est temps de comprendre que nous ne céderons jamais cette part de soleil que nous avons conquise. Nous refusons de retourner dans l’ombre », a exprimé Bruno Gonidou devant près d’une soixantaine de personnes réunies place Terre-au-Duc.

Le responsable de l’antenne quimpéroise de SOS Homophobie a pointé cette « vague de violences inédites, qui, depuis l’été, touche en France les lesbiennes, les gays, les bisexuels, les transgenres et les intersexes au travail, dans la rue, dans le voisinage, à l’école, insidieusement ou plus ouvertement ». « Ces violences ont longtemps été tues, niées, cachées par la société et parfois par les victimes elles-mêmes qui intériorisent et n’osent pas en parler. Seuls 8 % des publics LGBT victimes de violence portent plainte, sachant que la moitié de ces plaintes sont des mains courantes qui n’aboutissent pas ou à pas grand-chose », a-t-il complété.

« Nous sommes libres, nous sommes visibles »

« Aujourd’hui, les victimes en ont assez, elles brisent le silence », a signifié Bruno Gonidou en référence à ces rassemblements qui naissent, un peu partout dans le pays, cet automne, pour exprimer un ras-le-bol. « Comment le budget alloué à la lutte contre la haine LGBT peut-il être de 500 000 € par an alors qu’une personne LGBT se fait agresser tous les trois jours dans notre pays. Il est temps maintenant que les pouvoirs publics écoutent les victimes, mènent une véritable politique de lutte contre les LGBT phobies, avec des moyens réels et des actions dans les meilleurs délais », a-t-il insisté.

« La honte doit passer chez ceux qui insultent, discriminent, qui agressent, stigmatisent, harcèlent, tuent des personnes LGBT. La honte doit passer chez celles et ceux qui laissent faire sans réagir. Nous ne baisserons ni les bras ni les yeux. Nous sommes libres, nous sommes visibles, nous revendiquons les mêmes droits et la même sécurité que l’ensemble de la population », a conclu le militant de SOS Homophobie sous les applaudissements du public.

 

 

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