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Finistère. Retraités CGT. «Vivre et non survivre » / Le Télégramme. 7 novembre 2018

Lundi et mardi à Morgat, le CCAS a accueilli le 13e Congrès départemental des retraités CGT du Finistère. Une soixantaine de militants ont fait le point sur les trois années passées et réfléchi à une feuille de route pour les années à venir. Et les thèmes et les revendications ne manquent pas...

Lundi et mardi à Morgat, le CCAS a accueilli le 13e Congrès départemental des retraités CGT du Finistère. « Quand Emmanuel Macron nous demande encore un effort, ça suffit. Nous n’avons pas de leçon à recevoir » : Catherine Cau ne décolère pas. Membre du bureau de l’Union confédérale des retraités et chargée du pôle revendicatif au niveau national, la jeune retraitée se bat pour qu’on reconnaisse l’importance des retraités dans la société : « Nous sommes une population solidaire, contrairement à ce qui se dit, et pas seulement avec nos familles. Un retraité sur deux est engagé bénévolement dans une association en France ».

« Si les retraités cessaient le bénévolat, la vie s’arrêterait dans le pays », rebondit Gilbert Phelep, secrétaire général de l’USR du Finistère. Solidaires et engagés, notamment sur les questions sociétales et humanistes. Au cours des deux journées de congrès départemental, plusieurs thèmes ont ainsi été abordés, du droit au logement à l’accès à la santé et aux loisirs en passant par l’accès aux transports et l’avenir du service public, notamment en milieu rural.

« Les retraités ont droit à la dignité »

« Partir à la retraite est un droit, martèle Gilbert Phelep. Mais c’est important de pouvoir en vivre, non en survivre. En fonction de l’endroit où l’on habite, les problématiques ne sont pas les mêmes. Il faut réfléchir aux solutions possibles en fonction de ces paramètres. Il y a de grosses différences entre un retraité de Lanvéoc, de Quimperlé, de Landéda ou des monts d’Arrée ».

La presqu’île de Crozon compte 48 % de retraités, un chiffre bien supérieur à la moyenne nationale. « Et beaucoup ont de faibles retraites », détaille Christian Beaumanoir, correspondant CGT local. « La question est un choix à faire : soit c’est l’être humain qui compte, soit c’est l’argent. On ne parle pas assez du partage des richesses en France et les retraités ont droit à la dignité, comme tout le monde ».

Forts des valeurs historiques et des revendications de la CGT, les participants réunis en congrès ont donc débattu, expliqué, réfléchi avec en tête l’idée qu’on n’oublie pas d’écouter leur voix, chargées de « défendre les acquis et faire bouger les lignes ».

 

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