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Douarnenez. Urgences et Smur. « Regroupons-nous pour peser face à l’ARS » / Le Télégramme. 9 novembre 2018

Outre la délocalisation de l’antenne Smur de Douarnenez vers Quimper, la CGT de l’hôpital craint plus largement pour l’avenir de la prise en charge de l’urgence dans le territoire. Face à la dispersion des réactions, elle appelle à un travail commun.

Nombreux courriers d’élus à l’Agence régionale de santé, prises de position dans les médias, échanges lors de conseils municipaux, pétition de l’UDB… Ces dernières semaines, la délocalisation du Smur de l’hôpital de Douarnenez vers celui de Quimper, la nuit et les week-ends, ont beaucoup fait réagir. « Mais ce sont des gestes isolés, chacun agit dans son coin, alors qu’il est grand temps que tout le monde se retrouve pour chercher des solutions : regroupons-nous pour peser face à l’ARS », lance la CGT du centre hospitalier.

C’est le sens d’un courrier qu’elle a adressé le 23 octobre à François Cadic, maire et président du conseil de surveillance de l’établissement. Elle lui demande d’organiser une rencontre entre élus, usagers, représentants du personnel médical et non-médical pour fixer les revendications communes et déterminer les façons d’agir. « Il en va de l’avenir de la prise en charge de l’urgence sur les territoires de Douarnenez, du Cap-Sizun et du Porzay », insiste la CGT.

« Choquée » par les propos du maire

Pour les urgences hospitalières, elle exprime des craintes liées à la pénurie de médecins urgentistes. « Le départ du Chic de cinq d’entre eux, la demande d’exercice à temps partiel d’un praticien douarneniste et l’absence annoncée d’un autre pendant quatre mois rendent incertaine l’activité du service des urgences 24 h sur 24 », indique la secrétaire générale, Carine Thomas. Le recrutement d’intérimaires doit faire avec la concurrence du secteur privé, plus rémunérateur. « Nous avons de grandes inquiétudes pour le début de l’année 2019 », note Marceline Sévérac, secrétaire adjointe. D’autant que l’augmentation du nombre d’internes au sein du service va mobiliser les énergies.

Le courrier transmis à François Cadic est pour le moment resté sans réponse, assure le syndicat. Qui n’a pas vraiment apprécié les propos du maire, qui lors du dernier conseil municipal affirmait : « Les manifestations passées ont été préjudiciables au recrutement de médecins. Il faut être vigilant à ne pas jeter le trouble. S’il faut manifester, mieux vaut le faire à Quimper ou devant l’ARS, à Rennes ». « Cela nous choque, car sans ces mobilisations passées, plusieurs activités auraient déjà disparu », dit la CGT.

 

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