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Patrimoine municipal de Quimper : c'est la grande braderie de Noël !

Le maire de Quimper et sa majorité continuent de brader le patrimoine de la ville.
Nous l'avions annoncé, après la fermeture des écoles publiques du centre historique, viendrait le temps des promoteurs privés. Pas du tout, disait alors le maire!
Mais c'est bien ce qui s'est passé pour l'école Jules Ferry, fermée par la municipalité LR à la rentrée 2017. C'est une école historique de Quimper, qui a pris la suite d'un premier établissement scolaire des frères des écoles chrétiennes devenu école publique en 1882 après les lois Ferry.

Ses bâtiments anciens, avec une maison de maître du 18ème siècle et une vue exceptionnelle sur la cathédrale, au cœur du vieux Quimper, ont été en effet vendus à Pierre Océane qui va en faire des logements de "standing", comme ils disent.

Ce n'est pas ainsi que l'on va répondre au besoin de logements accessibles dans un centre ville qui se vide de ses habitants et où existe un habitat délabré et indigne.
Piero Rainero, conseiller municipal communiste a été le seul à voter contre ce projet, considérant qu'il était possible de rénover ces locaux pour y mettre des logements sociaux, des salles associatives et une crèche.

En plus de l'école Jules Ferry, la même société privée acquiert les anciens locaux du Centre départemental de documentation pédagogique qui appartenaient à la ville. Là encore ce bâtiment du 19ème siècle situé sur la place de la Tour-D'Auvergne, au centre ville, dans un environnement architectural de qualité avec l’ancienne caserne et le théâtre de Cornouaille, scène nationale de Quimper, sera transformé en logements qui rapporteront de confortables dividendes au promoteur.

De l’autre côté de ce théâtre, la ville avait déjà vendu au privé le bâtiment qui abritait auparavant la station locale de Radio-France.

Ce n'est pas en vendant les bâtiments publics pour des opérations immobilières juteuses, en fermant les écoles, les locaux ouverts à la vie associative, en laissant filer les services publics comme le bureau de poste de la rue St Mathieu, que l'on pourra redonner vie au centre ville de Quimper.

Y.R.

Ci-dessous l’article du Télégramme :

Jules-Ferry. Une résidence dans l’ancienne école

Trois candidats étaient sur les rangs. C’est finalement le promoteur Pierre Océane qui a été choisi pour réhabiliter l’ancienne école Jules-Ferry en résidence de standing. Avec une quinzaine d’habitations à la clé.

L’enjeu n’était pas que financier pour la Ville. Sinon, le choix ne se serait sans doute pas porté sur le candidat fouesnantais, qui était le moins offrant avec un prix d’achat de 500 000 € pour l’ancienne école Jules-Ferry, fermée à l’été 2017. Non, ce qui a beaucoup compté dans l’esprit du jury, qui s’est exprimé à l’unanimité, c’est l’esthétique de la future bâtisse. Comme le confirme Guillaume Menguy, adjoint à l’urbanisme.

« C’est justement pour cela que nous avons opté pour un appel à projets, afin maîtriser ce qu’il allait y avoir. Nous n’avons eu que des beaux projets, mais celui de Pierre Océane portait encore plus sur la valorisation du patrimoine, avec même une amélioration de l’esthétique des bâtiments. Ce projet va marquer ce quartier », poursuit l’élu qui rappelle ainsi la volonté de l’équipe en place de conforter l’animation et l’attractivité du centre-ville quimpérois.

Plus de 4 000 € le mètre carré

Et n’allez pas lui dire qu’on ne prête qu’aux riches. « Il y a une vraie demande pour du logement de standing en centre-ville, la résidence Gradlon de Polimmo l’a d’ailleurs démontré. Nous n’avons pas la chance d’avoir beaucoup de foncier libre. La réalité du logement en centre-ville de Quimper, c’est beaucoup d’insalubrité et d’habitat indigne. Il y a une vraie problématique de logements, avec des taux de vacance très importants, comme sur l’îlot Saint-Mathieu où l’on atteint les 17 %. Nous n’oublions pas de faire du logement accessible, pour preuve le futur projet de l’école Saint-Corentin ».

https://www.letelegramme.fr/images/2018/12/18/jules-ferry-une-residence-dans-l-ancienne-ecole_4331807_540x269p.jpg

(DR)

La résidence Jules-Ferry ne sera évidemment pas accessible à toutes les bourses. Comptez plus de 4 000 € le mètre carré pour une vie dans l’hyper-centre, dans des appartements haut de gamme. Le credo de Jean-Loup Garret, président de Pierre Océane, et son fils Mikaël, directeur des programmes. « Nous recherchons des emplacements très sélectifs, c’est tout naturellement que nous avons répondu à cet appel à projets, explique le premier, nous voulons nous inscrire dans cette dynamisation du centre-ville en créant des logements de qualité ».

La maison du directeur restaurée

Point fort de son projet, mené avec l’architecte quimpérois Hervé de Jacquelot, la conservation des murs de l’ancienne école pour rester dans la ligne urbaine et historique du secteur. Le bâtiment est identifié comme immeuble remarquable au site patrimonial remarquable. Dix appartements, du T2 au T4, sont programmés dans l’ancienne école. Avec des balcons et des espaces paysagers inspirés des jardins de la Retraite.

Le promoteur table aussi sur la restauration de l’ancienne maison du directeur, une maison de maître de 1782, et sa dépendance, en coordination avec les services de l’architecte des Bâtiments de France. Il y envisage cinq appartements. Enfin, seront créées deux maisons de ville supplémentaires. L’une côté rue de Kergariou avec deux places privatives situées devant la maison, l’autre rue du Lycée.

On peut voir aussi le projet de la place de la Tour d’Auvergne : ici

 

 

 

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