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Douarnenez. J.-M.-Le Bris. Profs et lycéens ensemble dans la rue. Le Télégramme 18 janvier 2019

 « Soyons l’étincelle qui mettra le feu à la poudre de Perlimpinpin ».

Au-delà du ministre de l’Éducation Nationale, c’est bien l’action du Gouvernement qui est décriée.

Des collectifs de professeurs se montent un peu partout en France pour demander l’abrogation de la réforme du lycée, prévue pour la rentrée prochaine. Une première action, sous la forme d’une Nuit des lycées, a été engagée ce jeudi. À Douarnenez, la mobilisation a commencé dès le matin.

Déjà mi-décembre, des lycéens de Jean-Marie-Le Bris étaient sortis dans la rue pour protester contre un certain nombre de réformes à venir ou déjà en vigueur, comme Parcoursup, le portail qui recueille et gère les inscriptions vers l’enseignement supérieur, jugé opaque. Ils avaient aussi dénoncé la hausse du prix de l’accès aux universités pour les étudiants étrangers, remis en cause !

Ces réformes dites « Blanquer », du nom du ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, n’avaient guère soulevé de critiques de la part des enseignants jusqu’alors. Mais le vent est visiblement en train de tourner. « Le ministre prétend que ces réformes ont été pensées avec les professeurs et les élèves. Mais c’est faux ! assure une jeune prof de Le Bris. Nous n’avons donc pas d’autre solution pour nous faire entendre que de descendre dans la rue, quitte à passer pour des turbulents. Or, dans le contexte de la réforme, qui tend à mettre les lycées en concurrence, c’est vrai que c’est compliqué de manifester. Ce n’est pas forcément bon pour l’image de l’établissement. D’autres choisissent de se taire d’abord pour cette raison ».

L’égalité en signe de ralliement

Comme cette jeune prof, ils sont 22, sur la petite quarantaine d’enseignants affectés au lycée, à avoir rejoint un collectif tout juste créé dans l’établissement pour organiser des actions contre ces réformes qui ont en commun, selon les protestataires, « d’abandonner l’objectif de réduction des inégalités qui devrait guider toute politique scolaire ». C’est pourquoi les profs du collectif portaient ce jeudi un tee-shirt blanc arborant le signe de calcul « égal » et appelaient leurs collègues des autres établissements du Sud-Finistère à rejoindre leur collectif.

Pour ce jeudi d’action nationale, les enseignants du collectif douarneniste ont fait grève toute la journée. En matinée, ils ont occupé l’espace devant l’établissement avec une poignée de lycéens et de parents.

À partir de 15 h 30, rejoints cette fois par une centaine de lycéens, ils se sont formés en cortège pour une marche en ville, avec banderoles, chants et slogans, qui s’est déroulée sans heurts. Le cortège a fait halte devant la mairie pour des prises de parole. Une délégation de trois professeurs en a profité pour remplir le cahier de doléances disposé à l’accueil.
 

Au-delà des slogans anti-réforme Blanquer, des pancartes et banderoles portaient aussi des formules anti Macron et pro révolution.

La manifestation a fait halte devant la mairie pour des prises de parole. Des profs en ont profité pour remplir de cahier de doléances de l’accueil.

«  Blanquer au vestiaire, ta réforme c’est la misère », mais aussi « J’ai mon bac, je choisis ma fac » ou encore « ta réforme bidon, on dit non, non, non ! », la rime était riche sur les banderoles.

Les enseignants prévoyaient d’occuper le lycée en soirée, de 18 h à 22 h, avec l’autorisation de la direction.

 

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