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Pont-l’Abbé. La fermeture de la résidence de Tréouguy fait des remous. Ouest-France. 20 février 2019

 

La résidence de Pont-l’Abbé (Finistère) a fermé jeudi 31 janvier 2019. Même si les activités liées à l’hôpital de jour se poursuivent, les syndicalistes s’inquiètent des conséquences de ce choix pour le personnel.

La résidence de Tréouguy a définitivement fermé ses portes, jeudi 31 janvier 2019. Seules restent en fonction les activités liées à l’hôpital de jour. « Cette fermeture programmée, nous l’avions annoncée dès mai 2018, rappelle Yannick Milin, délégué CGT de l’établissement public de santé mental e (EPSM) Gourmelen. Le mois suivant, la direction nous accusait de tenir des propos alarmistes, démentant le projet de fermeture, huit mois plus tard, voilà le résultat. »

Depuis le début, la CGT s’oppose à cette fermeture, dénonçant le choix stratégique de l’EPSM de favoriser Kerfily, à Quimper, au détriment de la structure du Pays Bigouden.

« Un choix purement financier »

Dès le départ, les élus du territoire avaient été avertis du choix de la direction. « Aucun ne nous a répondu. Aujourd’hui, l’offre de places en unité de soins de longue durée (ULSD) n’est plus que de 14 lits à l’Hôtel-Dieu, contre 60 il y a encore dix ans », s’insurgent les représentants du syndicat.

Et chacun de se demander pourquoi une prise en charge publique de proximité est sacrifiée, dans un contexte où les prévisions démographiques de l’Agence régionale de santé (ARS) annoncent un fort vieillissement de la population du bassin de vie de Pont-l’Abbé. « Il s’agit ici d’un choix purement financier, visant à ce que l’EPSM se défasse de la charge d’une nécessaire rénovation du bâtiment. »

« Une forme de casse sociale »

Les personnels se disent « vigilants sur les conséquences de cette fermeture du point de vue gestion du personnel ».

Ils notent une forme de casse sociale par « les non-renouvellements de contrat, mais surtout par l’absence de concours de titularisation depuis plus de trois ans », et rappellent la nécessité de maintenir « une offre de proximité pour les usagers, et la nécessité de lutter contre la précarité des agents en respectant le statut du fonctionnaire ».

Quant au bâtiment, personne à cette heure ne se prononce, ni sur son devenir, ni sur le nom de son futur acquéreur.

Voir aussi Le Télégramme : ici

 

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