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Trois femmes palestiniennes à la MPT de Penhars à Quimper le dimanche 17 mars à 17h (entrée libre)

le 10 March 2013

Trois femmes palestiniennes à la MPT de Penhars à Quimper le dimanche 17 mars à 17h (entrée libre)

Ces femmes palestiniennes de Nabi Saleh, en Cisjordanie, sont actuellement en visite en France pour parler de leur participation à la lutte des habitants de leur village. menacé par l'extension d'une colonie israélienne.

Elles passeront par Quimper à l'invitation du groupe du pays de Cornouaille de l'AFPS (Association France Palestine Solidarité).

Venons toutes et tous à leur rencontre.                                                                   

À travers elles nous témoignerons notre solidarité à toutes ces femmes de Palestine qui font preuve d'un si grand courage, comme Denise Hamouri, la mère de Salah, Fadwa Barghouti, femme du député palestinien Marwan Barghouti, maintenu en prison depuis 2002 par les Israéliens, Fadwa Khader, dirigeante du PPP (parti du peuple palestinien, communiste) ou Hanneen Zoabi députée arabe à la Knesseth qui subit un déferlement de haine pour avoir participé à la flottille de la paix pour Gaza.

Et toutes celles qui au quotidien utilisent toutes les formes de résistance civile à l'occupation.

« Mais nous souffrons d'un mal incurable qui s'appelle l'espoir. Espoir de libération et d'indépendance. Espoir d'une vie normale où nous ne serons ni héros, ni victimes. Espoir de voir nos enfants aller sans danger à l'école. Espoir pour une femme enceinte de donner naissance à un bébé vivant, dans un hôpital, et pas à un enfant mort devant un poste de contrôle militaire. Espoir que nos poètes verront la beauté de la couleur rouge dans les roses plutôt que dans le sang. Espoir que cette terre retrouvera son nom original : terre d'amour et de paix. Merci pour porter avec nous le fardeau de cet espoir. » Mahmoud Darwich

 
 
 
 

8 mars : un long chemin vers l’égalité

Le combat pour les droits des femmes a toute sa place dans les luttes pour l’émancipation humaine.

 La journée internationale des droits des femmes, qui fut initiée avant la guerre de 14-18 par Clara Zetkin, militante féministe et révolutionnaire allemande qu' Aragon met en scène dans « Les Cloches de Bâle », nous donne l’occasion d’évoquer Nathalie Le Mel, dont une rue de Quimper porte le nom.

Cette bretonne, fille d’un ouvrier corroyeur brestois, s’installa en 1849, à 23 ans, à Quimper où elle tint une librairie rue Kéréon et où ses idées avancées heurtèrent la bourgeoisie bien-pensante.

En 1861 elle partit pour Paris où elle créa avec Eugène Varlin, le représentant de l’Internationale, « La Marmite », sorte de préfiguration des Restos du cœur.

Elle joua un rôle important à la tête de l’Union des femmes de la Commune de 1871, cette Commune de Paris qui avait prévu pour les filles un enseignement laïque, gratuit et obligatoire et proclamé l’égalité des salaires entre instituteurs et institutrices.  

Elle y côtoya son amie Louise  Michel, avec qui elle fut déportée en Nouvelle-Calédonie après l’écrasement de la Commune, et d’autres femmes extraordinaires comme Elisabeth Dmitrieff, fille d’un officier tsariste qui avait rejoint elle aussi l’Internationale, ou Sonia Kovalevskaïa, jeune Russe amie de Dostoïevski, qui fut la 1ère femme à soutenir une thèse de mathématiques et  la 1ère titulaire d’une chaire de mathématiques à l’Université.

Devant le tribunal militaire qui jugea plusieurs femmes de la Commune en septembre 1871, le Commissaire du gouvernement prononça cet incroyable réquisitoire :

« Et voilà où conduisent toutes les dangereuses utopies, l’émancipation de la femme, prêchée par des docteurs qui ne savaient pas quel pouvoir il leur était donné d’exercer…N’a-t-on pas, pour tenter ces misérables créatures, fait miroiter à leurs yeux les plus incroyables chimères ? Des femmes magistrats ? Membres du barreau ? Oui des femmes avocats, députés peut-être et, que sait-on, des commandants ? Des généraux ? On croit rêver en présence de telles aberrations ».

À méditer…

Yvonne Rainero

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