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Ne laissons pas le champ libre à la droite à Quimper

Le second tour des élections municipales à Quimper s’est traduit par une victoire sans appel de la liste UMP-UDI-Modem, très au-delà de ses résultats cumulés du 1er tour. S’il y a eu une plus forte mobilisation des électeurs, sans doute en faveur de la droite, cela ne peut expliquer la progression de la liste Jolivet qui a certainement bénéficié d’un très fort report des voix du FN. Il suffisait de constater comme l’ont fait beaucoup de Quimpérois dimanche soir à la mairie, la présence en nombre de représentants de la droite extrême, affichant avec arrogance leur satisfaction.

Le succès de la droite est surtout un succès par défaut, c'est l'électorat de gauche, plongé dans la déception et  le désarroi par la politique du gouvernement, qui a manqué à Quimper comme ailleurs.

Si la forte médiatisation des relations entre le chef de l’État et le maire de la ville l’a exposé particulièrement, c’est dans toute la France que la gauche a été mise à mal, perdant un grand nombre de mairies.

Le PCF aussi a été touché par cette « vague bleue », même s’il l’a été dans une moindre mesure, les électeurs ayant renouvelé dans un grand nombre de villes leur confiance aux maires communistes qui constituent toujours le 3ème réseau national derrière ceux de l’UMP et du PS.

Le message adressé à François Hollande par ceux qui l’ont élu en 2012 est clair : ce qu’ils veulent, c’est une politique de gauche s’attaquant au chômage, aux bas salaires, à la pauvreté, et non la soumission aux injonctions du Medef  et aux choix austéritaires de l’Union européenne.

On n’y répondra pas par un ravalement de façade du gouvernement, voire une fuite en avant vers encore plus de libéralisme comme le laisse supposer la nomination de Manuel Valls à Matignon.

Des voix s’élèvent de toutes parts, y compris au sein du parti socialiste, pour dire qu’il est urgent de mettre le cap à gauche, de répondre aux urgences sociales et aux attentes des Français, de faire des politiques publiques  un point d’appui pour la relance de l’économie et de l’emploi.  Ces voix s’exprimeront le 12 avril dans une grande marche à Paris pour une riposte à la droite et un sursaut politique à gauche. Le Parti communiste et le Front de gauche y prennent toute leur place pour que l'humain d'abord redevienne la priorité de toute politique. Comme ils le feront lors des prochaines élections européennes.

Nous ne laisserons pas non plus le champ libre à la droite à Quimper.

L’UMP et le Modem, qui ne sont d’accord sur à peu près rien concernant l’avenir de notre ville, ont cependant un point commun qui fonde leur rapprochement politique : l’obsession de la baisse des dépenses publiques qui ne peut s’obtenir qu’en amputant les services à la population. École publique, social, culture, vie associative, transports…ont tout à craindre de ces choix qui vont rajouter une nouvelle couche d’austérité.

Les communistes sont et resteront mobilisés pour empêcher ces reculs et pour travailler au redressement de la gauche à Quimper. Leur proximité militante est un atout de mobilisation et d'espoir.

Déclaration d'Yvonne Rainero

Secrétaire de la section du pays de Quimper du PCF-membre du Front de gauche

 

 

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