Section du Pays de Quimper

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Autoritarisme, arrogance et mépris à la mairie de Quimper.

Le maire UMP de Quimper ne cesse de défrayer la chronique par la conception autoritaire et très personnelle qu'il a de sa fonction.

Il n'y a pas une séance du conseil municipal où il n'éprouve le besoin de proclamer « C'est moi le patron », « C'est moi qui décide » ou « Après le maire personne ne parle » !

Ses accès d'autoritarisme ne restent pas confinés dans les bâtiments municipaux. Ils débordent très largement sur l'ensemble de la vie quimpéroise, et ciblent tout ce qui contribue au lien social et au tissu culturel de notre cité, et notamment sa riche vie associative.

Non content de mettre les associations au pain sec, il veut encore leur imposer ses façons de voir, répétant à tout propos « c'est celui qui paie qui décide », comme si l'argent de la collectivité lui appartenait.

Dernière victime, l'association Très Tôt Théâtre, qui est reconnue nationalement pour son excellent travail en direction des enfants dans le domaine culturel. L'un des spectacles programmés par cette association pour son festival Théâtre à tout âge n'a pas eu l'heur de plaire au nouveau maire de Quimper qui a apostrophé après la représentation les organisateurs frappés de stupeur :  « La Maison, ça m'a pas plu...Pour moi ça ne représente pas ce qu'est le théâtre en période de fête...Je veux qu'on ait un théâtre populaire, accessible, compréhensible par tous...C'est les consignes que je donne. »

Pas perturbé par l'ampleur de la polémique déclenchée dans la presse et sur le net par ses propos, Ludovic Jolivet revient à la charge dans un communiqué : il veut « donner des directives » et accuse même certaines associations de vouloir s'affranchir de toute expression démocratique !

On le savait déjà, il n'aime pas la culture car celle-ci ne se laisse pas formater et ne se conçoit pas sans liberté, il n'aime pas ce qui donne à réfléchir. Et il ne la pense qu'en termes de « coûts de fonctionnement », et non comme une contribution à l'épanouissement humain, et même au développement de l'emploi et de l'activité économique.

Il n'aime pas non plus la solidarité, dans sa logique ça ne rapporte pas et ça coûte, et en plus cela s'oppose à ses choix idéologiques marqués très à droite.

Suppression de la subvention accordée par les municipalités précédentes, y compris de droite, à l'association de solidarité avec la Palestine. Suppression de celles accordées à « Droit d'Asile » et aux « Amoureux du ban public ».

Ludovic Jolivet n'aime pas les « étrangers et nos frères pourtant » comme disait Aragon.

Suppression de la subvention à l'ARAC, association républicaine des anciens combattants et victimes de guerre fondée par Henri Barbusse, l'auteur du « Feu », et ce l'année où l'on commémore le centenaire du déclenchement de la 1ère guerre mondiale...

Au-delà de ces quelques exemples, c'est l'ensemble du monde associatif qui est touché et à travers lui la population. Le maire de Quimper s'en prend au vivre ensemble et aux droits collectifs et sociaux : emploi, avec le plan de suppression de postes engagé à la ville ; services publics, car il annonce que l'état-civil, la médiathèque, la piscine pourraient voir leurs horaires d'ouverture réduits.

À force de pencher vers la droite extrême, Ludovic Jolivet pourrait finir par basculer.

 

 

 

 

 

 

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