Section du Pays de Quimper

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11 juill.10:00
au
12 juill.17:00
 

La guerre d’Espagne (1936-1939) conduit de nombreux réfugiés républicains espagnols dans le Finistère. Dès 1937, arrive une population civile et combattante, contrainte de fuir le nord-atlantique de l’Espagne. En février 1939, suite à la chute de la Catalogne, environ 500 000 Espagnols, hommes, femmes, enfants entrent en France et connaissent l’enfermement dans des camps. C’est la RETIRADA !

Dès avril 1939, 3700 sont internés au Fort Montbarey, Roscanvel, Roscoff, Morlaix, etc..

En février 1941, les ex-combattants républicains sont regroupés en GTE (groupement de travailleurs étrangers) et livrés à l’occupant pour édifier notamment la base sous-marine de BREST. Un travail de forçat, 12h par jour, 7 jours sur 7 se souviennent les réfugiés lors de leur témoignage.

Samedi 11 et Dimanche 12 juillet

2015

Exposition de 10h à 17h       

Maison communale de Saint-Evarzec

salle n° 1

entrée gratuite

 

    MERE 29      

 

ANACR      ARAC

 

Les forçats de la base sous-marine de Brest

Des républicains espagnols exilés à Brest ont été utilisés comme travailleurs forcés pendant la Seconde Guerre mondiale.

 

Mere 29, association pour la mémoire de l’exil républicain espagnol dans le Finistère, tend à faire connaître et reconnaître cet épisode de l’histoire. 

« Dans les années 1930 en Espagne, une guerre se solde par la victoire des armées franquistes sur les républicains et l’installation progressive d’une dictature. Plusieurs milliers de civils et militaires, quittent le pays, certains pour mieux revenir, d’autres pour un exil définitif »,

raconte Jean Sala Pala, secrétaire de Mere 29 et fils de Républicain espagnol.

En 1937, une première vague de républicains arrive en France : des civils, femmes et enfants essentiellement, acheminés dans divers départements par train. « Le Finistère accueillera près de 2000 personnes », précise Jean Sala Pala. En février 1939, 500 000 civils et combattants entrent en France en l’espace de huit jours pour fuir la répression franquiste. Ils sont accueillis partout en France.

3700 dans le Finistère

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les ex-combattants espagnols sont progressivement intégrés dans l’économie française au titre des compagnies de travailleurs étrangers (CTE) pour lesquelles ils travaillent gratuitement contre le droit d’asile. Après juin 1940, les CTE passent sous responsabilités allemandes. Entre 1941 et 1943, quelque 5 000 Espagnols arrivent comme travailleurs forcés à Brest où ils construisent la base sous-marine sous les ordres allemands. Hébergés dans quatre camps – le fort Montbarey, Sainte-Anne du Porzic, Keranroux et Keroual – ils réalisent « un travail de forçat en 500 jours, à raison de 12 heures par jour, 7 jours sur 7 avec seulement 30 minutes pour la soupe », rappelle Jean Sala Pala. Durant cette période, certains s’évadent, créent leur propre réseau de résistance… À la fin de la guerre, conscients des risques d’un retour en Espagne et fidèles à leurs convictions républicaines nombre d’Espagnols font le choix de vivre en France.