Section du Pays de Quimper

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Migrants : Piero Rainero, élu communiste de Quimper, interpelle le maire de la ville.

Le 4 mai dernier, à l'initiative de la section du PCF, 15 organisations de Quimper et de Cornouaille adressaient au préfet du Finistère une motion à l'intention du Président de la République et du Premier Ministre.

Elle commençait ainsi : 

« Une des plus grandes catastrophes humanitaires depuis la seconde guerre mondiale se déroule actuellement aux frontières de l'Europe...Les migrants qui fuient la guerre, la misère, les catastrophes climatiques viennent se heurter à une Europe-forteresse indifférente à leur sort ».

Nous rappelions ensuite :

« La Convention de Genève de 1951 dont sont signataires les pays de l'Union Européenne fait obligation d'accueillir tous ceux qui fuient la violence et les persécutions.

Le droit doit être respecté, et la valeur de la personne humaine placée au-dessus de toute autre considération.

Dans l'urgence, des mesures immédiates doivent être prises pour mettre fin à cette tragédie et accueillir dignement et humainement ceux qui fuient devant la guerre et la violence ».

Et cet appel aux dirigeants de notre pays se concluait par  :

« Il faut sans attendre appliquer le droit d'asile à celles et ceux qui fuient les guerres et garantir à tous la liberté de circulation et d'installation dans les différents pays de l'UE.

L'accueil des migrants doit être justement réparti entre les pays européens et non reposer sur quelques-uns.

La France, qui est l'un des pays qui a fait le moins d'efforts en ce sens, doit s'engager à prendre toute sa place dans cette opération humanitaire, bien au-delà de ce qui a été annoncé.

Au-delà il faut adopter des mesures à moyen et long terme  pour mettre en œuvre des politiques migratoires dignes de notre temps : délivrance de visas, abrogation de la directive retour, réforme du règlement de Dublin, partenariat avec les pays concernés...

Et agir sur les causes de ces flux migratoires, en engageant des initiatives diplomatiques dans le cadre de l'ONU pour une solution négociée des conflits, en œuvrant partout dans le monde pour le développement humain et écologique, la paix et le désarmement, l'éducation, l'abolition de la faim, l'accès aux biens publics, en luttant contre le réchauffement climatique. »

Depuis rien n'a été fait ou presque, et le drame humain qui se déroule en Europe et à ses portes a pris encore plus d'ampleur.

C'est l'Humanité qui meurt sur les routes d'Europe ou sur les plages de Méditerranée.

Il y a urgence.

Les paroles de compassion ne suffisent pas, il faut des actes !

 

C'est ce que Piero Rainero, élu communiste de Quimper, a demandé au maire de Quimper en l'interpellant sur la participation de la ville à l'élan de solidarité qui se développe partout.

Ci-dessous sa lettre :

 

 

 

 

Monsieur le Maire,

 

Quimper est une ville solidaire depuis fort longtemps.

 

De la 1ère guerre mondiale qui vit notre cité venir en aide aux sinistrés de l'Est de la France en parrainant la commune de Juniville dans les Ardennes (une délégation est venue nous en remercier il y a quelques années), aux drames et catastrophes de notre époque, notre ville a toujours été présente sur le terrain de la solidarité.

 

Alors que par centaines de milliers, des réfugiés fuient le Moyen-Orient et l'Afrique, chassés par les conflits meurtriers, par les persécutions, par la misère, et frappent aux portes de l'Europe, il est du devoir de Quimper de tenir sa place dans l'élan de solidarité qui se développe.

 

La photo accablante de ce petit enfant syrien de 3 ans, échoué sur une plage de Turquie après le naufrage du frêle esquif où il avait embarqué avec ses parents pour fuir l'horreur de la guerre dans son pays, est gravée pour longtemps dans l'esprit de tous ceux qui sont épris de paix, de justice, de liberté, d'humanisme.

 

Elle est devenue le symbole dramatique de l'exode de ces centaines de milliers de familles fuyant Daech, à l'instar de ces Français qui fuyaient en 1940 devant l'avance des troupes nazies,

 

Cette tragédie interpelle chacun d'entre nous, elle exige des réponses concrètes et rapides.
 

Je vous demande Monsieur le Maire de prendre toutes les dispositions pour accueillir au plus vite, et dans les meilleures conditions, le plus grand nombre possible de réfugiés, et de soutenir les associations à caractère humanitaire qui sont investies dans leur accompagnement en leur accordant les moyens dont elles ont besoin. Il faut déjà, cela va de soi, annuler les amputations de subventions que vous avez imposées à certaines d'entre elles.

 

L'ampleur de la situation commande que vous alliez bien au delà des 5 familles Syriennes attribuées à Quimper par les services de l'État, et que, en y associant la population, vous décidiez de gestes significatifs.

 

 

Notre ville, la troisième de Bretagne, la capitale du Finistère, fidèle à sa tradition de ville ouverte sur le monde et accueillante aux plus démunis, se soit d'être exemplaire.

 

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