Section du Pays de Quimper

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D'Hiroshima à Quimper

Jeudi 8 octobre, une délégation japonaise composée de survivants d'Hiroshima, de pacifistes, de syndicalistes était présente dans le Finistère à l'invitation du Mouvement de la Paix, accompagnée par son responsable régional, Roland Nivet.

Cette année 2015 est celle du 70 ème anniversaire du lancement des bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki par les B 29 américains les 6 et 9 août 1945.

De nombreuses délégations internationales ont participé le 6 août dernier à la cérémonie commémorative organisée au Mémorial de la Paix à Hiroshima.

Le PCF y était présent avec une délégation conduite par Pierre Laurent qui a eu ensuite des rencontres avec des forces pacifistes et progressistes, en particulier avec le Parti communiste japonais.

Les pacifistes japonais à leur tour sont venus témoigner dans plusieurs pays européens dont la France.

Cette journée finistérienne était évidemment motivée par la présence de la base des sous-marins nucléaires de l'Île Longue. Le lieu était bien choisi pour proclamer « Plus jamais ça » et exiger l'abolition de l'arme nucléaire.

Le matin un rassemblement avait eu lieu sur le port du Fret, face à la base de sous-marins, auquel participa une délégation de communistes finistériens ainsi que Xavier Compain, tête de liste du Front de gauche aux régionales en Bretagne.

L'après-midi, c'est à Quimper que la délégation avait fait halte avant de repartir pour Rennes.

Parmi ceux qui étaient venus les accueillir, des représentants de la section quimpéroise du PCF, ainsi que Gilbert Phelep, de la CGT 29.

Les deux premiers témoignages, très émouvants furent ceux de deux survivants du bombardement d'Hiroshima, des Hibakusha, le premier avait alors 3 ans, la seconde un peu plus de 5 ans. Ils racontèrent avec une émotion contenue ce dont ils se souvenaient ou qu'on leur avait raconté des premiers moments, les morts, les destructions, la perte de tout, la fuite à pied loin de l'impact pour ceux qui le pouvaient, et tout ce qui s'ensuivit pour les survivants: souffrances, maladies, décès précoces...

D'autres pacifistes témoignèrent ensuite, évoquant notamment les luttes qui se poursuivent dans leur pays contre la suppression par leur gouvernement de l'article 9 de la constitution qui interdisait au Japon d'intervenir militairement à l'étranger.

La vice-présidente de la confédération syndicale japonaise Zenroren, qui a des liens étroits avec la CGT, intervint à son tour sur la place du combat pacifiste dans la vie de son syndicat.

Une Japonaise de Kobé expliqua les actions contre le passage de bateaux chargés de cargaisons d'armes dans ce port, actions qui eurent leur origine lors de la guerre du Vietnam dans le refus de laisser entrer dans le port de Kobé les bateaux de guerre américains qui participaient aux bombardements sur le Vietnam.

Le représentant de la CGT fut invité à exprimer les positions de son syndicat, et se saisit de l'actualité pour dénoncer le tout récent tir d'essai d'un missile M 51 par la France.

Missile qui peut être porteur de 6 à 8 bombes nucléaires dont chacune a une puissance de destruction de plus de 100 fois celle d'Hiroshima.

Cette folie de l'arme nucléaire outre les risques qu'elle fait peser sur le monde coûte au budget de notre pays des milliards d'euros qui pourraient être utilisés pour l'école, la santé, la lutte contre la pauvreté...

À la fin de cette trop courte rencontre les camarades de notre section eurent un échange fraternel avec les membres de la délégation, dont plusieurs appartenaient au parti communiste japonais, notamment un jeune rédacteur de la rubrique internationale de Akahata, le journal des communistes japonais. Ce journaliste qui parlait remarquablement le français avait participé à la préparation de la visite de Pierre Laurent au Japon...et à la fête de l'Huma le mois dernier !

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