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Hôpital de Morlaix : jusqu'où ne pas attendre? (Comité de défense de l'hôpital public en pays de Morlaix)

Depuis des semaines, le personnel tire la sonnette d’alarme mais personne ne répond...

Aujourd’hui, c’est presque insidieusement que les services de psychiatrie de l’hôpital de Morlaix (CHPM) subissent de plein fouet la politique de rentabilité financière imposée par les responsables politiques et les tutelles de l’Hôpital Public. On ne traite plus des patients, on cherche à gagner de l'argent...

C’est une restructuration sauvage qui a lieu à l'heure actuelle au sein du Centre Hospitalier du Pays de Morlaix, via la fermeture de deux services et la perte programmée de 40 lits d'hospitalisation. La direction prend le risque de porter un coup fatal à la qualité des soins prodigués.

La psychiatrie n’est pas un milieu comme les autres, les personnes accueillies dans ces services ont besoin de repères, d'un cadre structurant qui les aident à se porter mieux.

La conjoncture morose imposée par l’administration permet-elle encore cela ?

Depuis des années, les moyens humains ont été sévèrement réduits, les personnels doivent faire aussi bien, sinon mieux, en dépit de cette diminution de moyens.

La fermeture de ces nombreux lits sur le CHPM prive la population d'une offre de soins appropriée et locale, ce qui risque aussi d’impacter le fonctionnement des urgences.

Si la qualité des soins à l’hôpital, en psychiatrie comme ailleurs, renvoie directement à l'humanité des soignants, à leur disponibilité, à leur écoute et à leur réactivité auprès des patient-e-s, les sous-effectifs, la pression pour «se débarrasser» des patient-e-s au plus vite et libérer des lits, le manque de sécurité physique et professionnelle vont clairement à l’encontre de ces valeurs.

L’hôpital semble avoir perdu ses repères d'humanité et de bientraitance pour s’engouffrer dans une logique de rentabilité et de gros sous.

Les patient-e-s accueilli-e-s en psychiatrie sont en souffrance. Ils ou elles traversent une période difficile et doivent recevoir des soins de qualité. Ce travail demande des moyens, une formation spécifique et un savoir-faire de la part des équipes au service des personnes hospitalisées.

La psychiatrie ça semble lointain, ça effraie parfois, cela met mal à l’aise d’en parler ou d’y avoir recours mais c'est un outil de soin d’une importance primordiale. En s’attaquant d’abord à ce secteur, la direction espère sans doute que les protestations seront discrètes. Déjà, les mauvais coups à venir dans d’autres services et sur d’autres spécialités sont programmés, et interviendront d’ici au mois de novembre.

Soignant-e-s, patient-e-s, familles, futurs usagers, nous sommes toutes et tous concerné-e-s par cette restructuration et par la dégradation des services de santé en Pays de Morlaix. Nous ne pouvons pas accepter que les moyens dus aux personnes hospitalisées soient diminués par la casse du service public.

Ce que nous ne voulons pas, c’est l'obligation de nous déplacer de plus en plus souvent et de plus en plus loin pour recevoir les soins dont nous avons besoin. Ce que nous continuerons de défendre, c’est une politique de santé publique de proximité.

N’attendons pas qu’il soit trop tard pour réagir, et exiger le maintien d'une offre de soins de qualité pour la population du Pays de Morlaix.

Comité de défense de l'hôpital public en Pays de Morlaix (CDHPPM)

contact :

Martine Carn, St Eutrope – 29640 Plougonven

par mail cdhchpm@gmail.com

 

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