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Hôpital de Douarnenez. La CGT décrit une sombre situation / Le Télégramme / 27 septembre 2016

La CGT de l'hôpital de Douarnenez, qui est aussi celui du Porzay et de la Presqu'île, évoque deux gros sujets d'inquiétude : la mise en place du groupement hospitalier de territoire (GHT), avec la crainte de transfert d'activités à Quimper, et des conditions de travail qu'elle juge «dégradées».

Arrêts de travail non-remplacés, amplitudes horaires excessives, pressions des chefs de service... Pour le syndicat CGT du centre hospitalier de Douarnenez, les salariés font face à des conditions de travail difficiles. Il pointe notamment « un management autoritaire, sans bienveillance ni aucun remerciement pour les dépannages, d'où des agents désabusés, certains à la limite du burn-out », décrit Marceline Sévérac, la secrétaire du syndicat. Elle dit rencontrer un fort mal-être parmi le personnel, « avec des situations si dures qu'à écouter, cela en fait mal au ventre ».

« Précarité banalisée »

Dans le sombre tableau qu'elle dénonce avec sa collègue, Christine Gloaguen, s'ajoute le « fort taux de précarité » parmi les agents. Elle estime la proportion de contractuels à un quart des effectifs. « Certaines sont là depuis cinq ou six ans et n'ont aucune perspective », résument les militantes. Et ne leur parlez pas du décret du 5 novembre 2015, venu modifier plusieurs dispositions pour les agents non titulaires de la fonction publique hospitalière : « Il n'endigue pas la précarité, il la banalise ! »

Autre point d'inquiétude : les difficultés de l'hôpital à recruter, avec, notamment, « une fuite des infirmières vers le libéral ».

« Pas dupes face au GHT »

L'autre grand sujet, en cette rentrée, est la mise en place du Groupement hospitalier de territoire (GHT) du Sud-Finistère. La convention constitutive, présentée pour avis au comité technique d'établissement le 9 juin, a été validée, le 1er juillet, par l'ARS.

« Nous nous sommes prononcés contre le projet de convention constitutive, mais nous continuerons à venir discuter dans les instances », indique Marceline Sévérac.

Les motifs de cette opposition au GHT sont nombreux. La CGT craint, par exemple, le transfert d'activités vers le centre hospitalier de Quimper, comme les services informatiques ou la coordination de la formation, « avec, à chaque fois, des départs de postes ».

Évoqué dans le projet médical, le développement de la rythmologie cardiaque au Chic, avec des actes comme l'installation de pacemakers, se ferait au détriment d'autres établissements. Les six lits de l'unité de surveillance continue en cardiologie de Douarnenez suivraient le mouvement.

Le syndicat parle, aussi, de possibles suppressions, à Douarnenez, d'une ligne d'infirmières aux urgences et d'une ligne d'aides-soignantes en médecine 2. « Bref, nous ne sommes pas dupes, ces GHT, présentés comme des outils de mutualisation, permettent la suppression de postes », conclut Marceline Sévérac.

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