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Quimper. Une quarantaine de salariés de la Caf manifestent / Ouest-France

Une quarantaine de salariés de la Caisse d’allocations familiales (Caf) de Quimper (Finistère) ont manifesté ce mardi matin. Ils reprochent à leur direction de leur demander toujours plus de production et de moins en moins d'accueil du public. L'accueil quimpérois était fermé ce matin, il rouvrira à 13 h 30. Tous les rendez-vous du jour avec les allocataires sont annulés.

Une quarantaine de salariés de la Caisse d’allocations familiales (Caf) de Quimper ont manifesté mardi matin. Ils s’opposent aux conséquences de la réorganisation du site quimpérois, fusionné depuis novembre 2011 avec celui de Brest. 470 personnes travaillent en contrat à durée indéterminée et une trentaine en contrat à durée déterminée à la Caf du Finistère, dont environ 250 à Quimper.

Ils veulent davantage d'accueil

Leurs revendications ? « Le retour des accueils, l’arrêt du tout-Internet et des embauches à la hauteur des enjeux », liste Norbert Duigou, délégué syndical CGT à Quimper.

Accueil fermé ce matin

L’accueil quimpérois était fermé hier matin et a rouvert à 13 h 30. En revanche, tous les rendez-vous pris dans la journée avec des allocataires ont été annulés. « Nous travaillons par pôle, dénonce une agente. Après avoir contacté la plate-forme régionale, un allocataire obtient un rendez-vous dans les deux semaines. Mais comme nous ne sommes plus polyvalents, on ne peut plus les renseigner correctement. La direction nous demande de ne pas passer plus de vingt minutes par rendez-vous : c’est court pour les situations compliquées qui ne rentrent pas dans les cases... »

Un retour de la direction ?

Les grévistes attendent un retour de la direction ce mercredi.

Ouest-France / mercredi 23 novembre 2016

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Et voici l'article du Télégramme :

Caf. Les agents réclament des moyens

Une quarantaine d'agents de la Caf se sont réunis hier en fin de matinée, devant les locaux de l'avenue de Ti Douar.

Une quarantaine d'agents de la Caf se sont réunis hier en fin de matinée, devant les locaux de l'avenue de Ti Douar. 34 % des salariés de la Caisse d'allocation familiale du Finistère ont cessé le travail, hier, en réponse à l'appel national des syndicats CGT et FO. L'occasion de dénoncer le manque de moyens après la suppression de 23 postes, dans le département, entre 2014 et 2017. Une grève suivie à Quimper, où une quarantaine de techniciens se sont réunis, en fin de matinée, et où l'accueil a été fermé dans la matinée.

Le « tout numérique » pointé du doigt

« Nous voulons le retour des accueils supprimés à Rosporden, Lannilis et Châteauneuf-du-Faou et l'arrêt des suppressions d'emplois », explique Norbert Duigou, le délégué syndical CGT pour le Sud-Finistère. Il évoque des services sous pression et dénonce la spécialisation des techniciens, « désormais dans l'incapacité de répondre à l'urgence sociale ». Une réduction d'effectifs confirmée par André Perros, le directeur de la Caf du Finistère, qui emploie près de 500 personnes dont 470 en CDI. Il s'est dit prêt, hier soir, à rencontrer les organisations syndicales. Mais le dirigeant défend la nouvelle organisation, assurant que le nombre de techniciens a été maintenu. Soulignant la mise en place totalement dématérialisée de la prime d'activité, il évoque la généralisation de ce principe pour offrir « un service de qualité pour un moindre coût ». Une réponse inadaptée aux populations les plus fragilisées et éloignée de la notion de service public pour les grévistes. Selon André Perros, les postes informatiques animés par des conseillers aux accueils de la Caf répondent pourtant à 80 % des demandes, les 20 % restant faisant l'objet de rendez-vous avec des techniciens. Une organisation inadaptée pour la CGT, qui pointe du doigt le recours important aux heures supplémentaires, vécues comme une pression, pour faire face au traitement des dossiers.

Le Télégramme / Jean Le Borgne / 23 novembre 2016

 

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La fusion en 2011 des 2 CAF du Finistère, celle de Quimper ne conservant contrairement à ce qui avait été annoncé que le siège administratif, avait suivi celle des 2 caisses d'assurance-maladie en janvier 2010, le site de Quimper n'étant plus qu'un accueil.

Ces décisions avaient été vigoureusement dénoncées par les communistes et leurs élus comme une nouvelle casse du service public de proximité. Dégradation des conditions de travail et d'emploi pour les salariés, et, pour les usagers, accueil plus difficile, retards sur les dossiers. De multiples dysfonctionnements ont suivi cette concentration.

Comme à la poste, comme à l'hôpital, comme à l'école, comme à la SNCF, comme partout ailleurs, les politiques libérales ont étranglé les services publics, soumis  au carcan austéritaire et pour certains à la concurrence du privé, au détriment de la réponse aux besoins, du lien humain, de l'égalité sociale et territoriale, de la démocratie.

Et ce sont les populations les plus fragilisées qui en sont les premières victimes.

Mais après le quiquennat de Sarkozy, les espoirs de changement que des millions de Français avaient mis en son successeur ont été piétinés, et cette orientation libérale assumée par François Hollande et son gouvernement, à contrepied des promesses de 2012 de lutter contre la finance, a ouvert une autoroute à la droite dont les candidats présidentiables débattent aujourd'hui pour savoir combien de centaines de milliers d'emplois publics ils vont pouvoir supprimer...

Il y a urgence à reconstruire l'espoir dans une alternative de gauche !

 

 

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