Section du Pays de Quimper

Section du Pays de Quimper
Accueil
 
 
 
 

Les pompiers finistériens en grève depuis 10 jours ont bloqué l'entrée du SDIS

Grève. L'entrée du Sdis bloquée par une centaine de pompiers / Le Télégramme

Une centaine de pompiers a bloqué l'entrée du Sdis empêchant ainsi les instances paritaires de se réunir. En grève depuis une dizaine de jours, près d'une centaine de pompiers a bloqué hier matin l'entrée du Sdis où devait se tenir la commission administrative paritaire, le comité technique et le CHSCT. Les pompiers s'opposent à la fermeture du restaurant administratif de Brest et à la révision à la baisse des quotas de sous-officiers. « Cela fait des mois que les effectifs de garde ne sont pas tenus dans les centres de secours. À Brest, le seuil de garde est de 35 pompiers par jour. Ils sont le plus souvent 30, 31 ou 32 », proteste Fabrice Le Ven, secrétaire général de la CGT. Les accès au bâtiment du Sdis sont restés bloqués toute la matinée, empêchant les élus d'y entrer. Les grévistes ont cependant laissé passer Nicole Ziegler, présidente du Sdis, ainsi que deux autres membres.

Des négociations en cours

À 10 h 30, une entrevue avec la présidente et la direction du Sdis a pu avoir lieu. « Au cours de ces négociations, rapporte Fabrice Le Ven, nous avons trouvé un consensus sur un point : le quota de sous-officiers. En revanche, ils comptent toujours fermer le restaurant administratif. On sait que ce sera difficile mais, à propos du reclassement des agents concernés, cuisiniers, agents de service, nous souhaitons qu'ils restent au Sdis sans perte de salaire sur le nouveau poste. Trois propositions ont été faites, il en reste trois à présenter pour ceux qui restent. La question des effectifs dans les centres de secours n'a pas pu être abordée ». Le syndicat entend désormais consulter la base pour savoir quelle suite donner à ces propositions. Le rassemblement a pris fin vers 13 h sans incident. Mais les pompiers restent toujours en grève.

Le Télégramme / 26 novembre 2016

 

Et voici l'article d'Ouest-France :

 

Plus d’une centaine de pompiers ont manifesté, vendredi devant le service départemental d’incendie et de secours de Quimper. 

Une centaine de pompiers du Finistère ont manifesté ce vendredi matin devant le service départemental d'incendie et de secours. Une délégation a été reçue toute la matinée par la présidente Nicole Ziegler et le directeur, le colonel Eric Candas. Une négociation est en cours, mais les sapeurs restent en grève. « En théorie, ça devrait passer… », conclut Fabrice Le Ven, pompier à Brest et secrétaire départemental de la CGT, le syndicat majoritaire.

Une bonne centaine de sapeurs-pompiers finistériens ont occupé l'entrée du service départemental d'incendie et de secours, ce vendredi matin à Quimper (Finistère). Vers 10 h 30, une délégation a été reçue par  la présidente Nicole Ziegler, le directeur, le colonel Eric Candas et des élus membres du conseil d'administration.

Deux heures d'entretien

Même si la commission paritaire entre direction et syndicat ne peut avoir lieu, l’entretien dure deux bonnes heures. Pour la présidente du Sdis, Nicole Ziegler, « le restaurant est largement déficitaire. Il ne sera pas fermé pour faire des économies, mais pour redéployer les moyens en postes avec un suivi social des six agents. L’un d’eux a trouvé un nouvel emploi au Sdis jeudi, deux autres ont eu des propositions et on cherche une solution pour les trois derniers ».

« Une grève inacceptable »

Si elle trouve « inacceptable de déposer un préavis de grève et négocier après », elle a fait « une ultime proposition » sur les avancements. Une partie technique traduite par le colonel Éric Candas, directeur du Sdis : « En 2012, une évolution des statuts nous a contraints à faire évoluer des adjudants comme lieutenants. Il y avait 30 adjudants à Quimper et 16 à Morlaix. On avait proposé 24 et 12, mais les grévistes ont refusé. » Ce sera 26 pour Quimper et 14 pour Morlaix.

« En théorie, ça devrait passer »

« On n’a pas de garanties sur le devenir des agents du restaurant. Pour les avancements, chacun a fait des efforts et on se rapproche de quelque chose de cohérent. En théorie, ça devrait passer… », conclut Fabrice Le Ven. En attendant, ils restent en grève.

Ouest-France / 26 novembre

 

 

 

 

Il y a actuellement 0 réactions

Vous devez vous identifier ou créer un compte pour écrire des commentaires.