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Une protection sociale et un système de santé du XXIe siècle / L'Humanité / 13 janvier 2017

Au cœur du débat politique par Maryse Montangon et Fabien Cohen, responsables de la commission santé-protection sociale du PCF.

 

Depuis quelques semaines, les attaques du candidat de la droite contre la Sécurité sociale ou celles de candidats se réclamant du centre ont suscité une intense réaction dans notre pays, ce qui montre l’attachement de notre peuple à une protection sociale solidaire et sa volonté d’en débattre pendant la campagne électorale. Cette indignation, le Parti communiste français la partage, car toutes ces positions sont une remise en cause des fondements mêmes de la Sécurité sociale.

Opposé à tout ce qui vise à financiariser tout ou partie de la protection sociale et aggraver les inégalités d’accès aux soins, le PCF défend l’idée qu’il est non seulement possible de préserver l’existant, mais d’aller vers le 100 % Sécu, un remboursement à 100 % par la Sécu des soins prescrits. Oui, la Sécurité sociale solidaire est le moyen le plus juste et le plus efficient pour un système de santé solidaire, seul à même de garantir l’égalité de toutes et de tous face à la maladie. Oui, il est le seul apte à maintenir la solidarité sociale et intergénérationnelle entre les bien portants et les malades comme à développer la prévention. La Sécurité sociale que nous voulons doit être celle de notre siècle, le XXIe, reposant sur les valeurs issues du Conseil national de la Résistance, que montre bien le film de Gilles Perret, la Sociale. Une Sécurité sociale unique et universelle, dirigée par un conseil d’administration élu par les ayants droit : nous voulons la mettre au centre de la campagne de la présidentielle comme de celle des législatives. Les moyens existent pour un accès aux soins de proximité, partout et à tout instant ; pour supprimer tout type de franchises, forfaits ou autres dépassements d’honoraires comme de déremboursements de médicaments ; pour développer les services publics de santé tant hospitaliers qu’ambulatoires ou médico-sociaux sur tout le territoire ; pour une véritable médecine scolaire, du travail et de la PMI ; pour un secteur psychiatrique public coordonnant et assurant la continuité des soins.

Cela passe par l’augmentation du nombre de professionnels de santé formés, un recrutement à la hauteur des besoins et l’exigence d’une répartition équilibrée sur tout le territoire, la mise en place d’un pôle public du médicament comprenant la recherche et le développement. Nous refusons les lois Bachelot et Touraine, HPST 1 et 2, qui suppriment l’emploi, ferment des services, démantèlent la psychiatrie publique, appliquent des critères de rentabilité financière dans tous les établissements, privatisent ce secteur public… Nous ne voulons pas plus de la loi HPST 3 que nous prédisent Le Pen, Fillon, Macron ou Valls et dont nous voyons fleurir les contours sous des formes diverses.

Oui, les moyens existent pour le financement solidaire que nous voulons, basé sur le principe « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins », en revenant sur les exonérations de cotisations patronales, en faisant cotiser les revenus financiers, en luttant contre la fraude sociale des patrons, en modulant la cotisation pour valoriser l’emploi, en élargissant la Sécu à une sécurité d’emploi et de formation tout au long de la vie, avec une retraite à taux plein dès 60 ans.

 

Pour aller plus loin, le livre de la commission nationale santé-protection sociale du PCF :

 Santé et protection sociale pour tous en 2017

Aux éditions « Le temps des cerises »

à commander auprès de la section PCF du pays de Quimper :

pcf.quimper@orange.fr

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