Section du Pays de Quimper

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Voeux de la section « Nous voulons contribuer à l'espoir d'un changement »

Le Télégramme , le 20 janvier 2017

 

« On partage la réflexion de Philippe Martinez (CGT), qui considère que le monde du travail est un peu loin des candidats de gauche actuellement », a exprimé, hier, Yvonne Rainero, la secrétaire de la section communiste du Pays de Quimper, à l'heure des voeux 2017. « Face à l'explosion de la pauvreté et des inégalités », alors que « beaucoup de désillusions et de colères se sont accumulées lors du quinquennat de Sarkozy, puis sous celui de Hollande, parce qu'on attendait autre chose d'un président qui avait promis de combattre la finance, il y a urgence à répondre aux attentes des gens », a-t-elle soutenu, en vue des élections présidentielle et législatives. « Nous portons des propositions issues de consultations citoyennes. Localement, nous avons recueilli une centaine de questionnaires, rencontré des centaines de personnes », a rapporté Yvonne Rainero, en désignant le livret du projet communiste « La France en commun ». « Il nous faut rassembler autour d'un projet pour une société du bien commun, de partage, démocratique, des services publics », a-t-elle émis. « Une société où les investissements iront au travail, à l'emploi, à la formation, à la transition énergétique au lieu d'alimenter les dividendes des actionnaires qui se portent très bien », a complété la responsable de section. « Nous avons fait beaucoup d'efforts en faveur d'une candidature unique. Ces efforts n'ont pas abouti. Nous en avons retenu les leçons en appelant à voter pour Jean-Luc Mélenchon et ne pas ajouter à la dispersion », a-t-elle assuré à propos de l'élection présidentielle. « Mais nous continuons le dialogue à tous les niveaux en faveur d'un rassemblement plus large. C'est en réflexion. Nous ferons des propositions aux instances et adhérents communistes dans les semaines qui viennent pour des candidatures aux législatives », a indiqué Yvonne Rainero.

 

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35 personnes ont participé à la présentation des vœux de la section, et autant d'excusés  pour cause d'agendas militants ou professionnels chargés, de contraintes familiales, de la météo (ici aussi!), de la grippe...

Parmi eux : Xavier Compain, secrétaire régional du PCF, Ismaël Dupont, secrétaire départemental, Dominique Gontier, de l'exécutif départemental et régional du PCF, nos amis d'Ensemble, retenus par une conférence-débat qu'ils organisaient ce même soir, des responsables d'associations de Quimper et de Cornouaille, des militants syndicaux.

Une adhésion au cours de la soirée qui se poursuivit amicalement autour d'un buffet après l'introduction de la secrétaire de section :

 

Voeux de la section du pays de Quimper du PCF, le 19 janvier 2017

 

Je veux d'abord vous adresser, à toutes et tous, et à vos proches, au nom des communistes du pays de Quimper, nos meilleurs vœux de bonheur, de santé, d'épanouissement personnel.

Ce début d'année est aussi le moment de regarder le monde tel qu'il est, de dire celui que nous voulons faire émerger.

Guerres, violences, misère, migrants abandonnés par dizaines de milliers à leur triste sort et parfois à la mort, déni du droit des peuples, en particulier le peuple palestinien qui depuis 1947 n'a toujours pas son État, rapports de puissance et de domination, explosion des inégalités et de la pauvreté, notre planète va mal.

Et cette même semaine la prise de fonction de Trump et l'élection d'un proche de Berlusconi à la tête du Parlement européen ne sont pas de nature à nous réjouir, nous qui voulons mettre à l'agenda mondial le progrès social, démocratique, écologique, l'égalité, la justice, la paix et la coopération.

Au cœur du dérèglement mondial, il y a l'argent, l'appétit de profit, la domination de la finance, contre lesquels nous voulons lutter.

Les riches sont toujours plus riches, le dernier rapport de l'Oxfam publié à l'occasion du sommet de Davos, montre que 8 hommes possèdent autant que 3,6 milliards d'hommes et de femmes, et particulièrement de femmes, qui constituent la moitié la plus pauvre de la population mondiale.

L'Oxfam appelle à remettre l'économie au service des 99 %.

C'est le titre du livre publié il y a quelques mois par Pierre Laurent et inspiré par le précédent rapport de l'Oxfam.

En France aussi, 21 milliardaires possèdent autant que les 40 % les plus pauvres de la population.

12 millions de Français vivent dans la précarité énergétique.

Selon l'observatoire des inégalités, notre pays compte un million de pauvres de plus qu'il y a 10 ans, près de 9 millions de personnes vivent avec moins de 840 € par mois, la moitié ont moins de 30 ans.

Pendant ce temps, les grandes entreprises du CAC 40 ont engrangé 56 milliards d'euros, un record depuis 2007.

Et les dirigeants des 120 plus grandes entreprises françaises perçoivent en moyenne 9589 € par jour. De quoi donner le vertige.

Le coût social et humain est terrible : chômage, précarité, pauvreté, creusement des inégalités, souffrance au travail, dégradation des services publics : pas une semaine dans notre département sans mouvements de salariés, d'usagers, à la poste, dans la santé, à la SNCF, à l'école, dans les finances publiques,...

Et c'est encore la recherche du profit à tout prix, sans égards pour l'environnement, pour la santé des salariés, des paysans, des consommateurs, qu'on retrouve dans l'affaire du maïs traité à la phosphine toujours stocké dans le port de Brest.

Ce monde-là, il est urgent de le remettre sur ses pieds, nous valons mieux que ça, nous voulons mieux que ça, comme on disait dans les manifestations contre la loi El Khomri.

C'est l'enjeu de 2017.

Les forces populaires arriveront-elles à peser suffisamment pour pouvoir amorcer l'indispensable réorientation de la politique française, ou bien ceux qui veulent que rien ne change réussiront-ils leur hold-up sur la volonté des Français de tourner le dos aux quiquennats de Sarkozy comme de Hollande ?

Les forces conservatrices n'hésitent pas à passer un coup de ripolin pour préserver l'essentiel, l'intérêt des dominants, et nous faire avaler une potion très amère.

Changer ce qu'il faut pour que rien ne change, comme dans le Guépard du grand écrivain sicilien Lampedusa.

Hollande et Sarkozy mis hors jeu, Valls ayant du mal à se refaire une virginité avec le 49-3, le tiercé gagnant médiatique de ce tour de passe-passe est à ce jour constitué par François Fillon, Emmanuel Macron, Marine Le Pen.

Fillon, ancien premier ministre de Sarkozy, on ne le présente plus. Fillon le monsieur plus de la casse des acquis sociaux et des services publics, prêt à démanteler la sécurité sociale, se vantant d'avoir privatisé les Télécom.

Macron, qui joue l'homme neuf mais dont la déjà longue carrière est un résumé de cette vieille politique qui consiste à passer des cabinets ministériels et présidentiels aux intérêts privés et vice-versa, mais toujours au service du Medef et de la finance. Macron l'homme des réseaux de pouvoir : commission Attali, fondation Jean Jaurès qui n'a plus qu'un lointain rapport avec celui dont elle porte le nom, institut Montaigne qui nourrit la pensée de droite et d'extrême-droite. Macron à qui se rallient de plus en plus de grands patrons. Macron qui a été une pièce maîtresse dans l'ANI, le CICE, la loi Macron, la loi Travail.

Les Le Pen fille, père et nièce, portant une conception arriérée et xénophobe de la société, mais d'accord avec les précédents pour ne surtout pas toucher à l'essentiel, la domination de l'argent, et bien utiles pour détourner la colère populaire vers des boucs émissaires, toujours du côté des forts contre les faibles.

Il faut déjouer ce piège, rassembler ceux qui veulent tourner le dos au quinquennat Hollande et à ses désillusions, à ses lois rétrogrades, à la démocratie bafouée, ceux qui ne se résignent pas pour autant à subir la destruction de notre modèle social et des solidarités, que nous promettent droite et extrême-droite.

C'est à cela que les communistes veulent être utiles dans la campagne des présidentielles comme dans celle des législatives, avec leur programme « La France en commun », nourri de la réflexion collective, d'échanges avec le monde du travail, de la consultation citoyenne avec laquelle nous sommes allés à la rencontre de de dizaines de milliers d'hommes et de femmes pour leur demander quelles sont vos préoccupations, qu'est-ce que vous attendez ?

Abrogation de la loi Travail et sécurisation de l'emploi et de la formation ; SMIC à 1700 euros nets à la fin du quinquennat, et revalorisation des salaires et des qualifications ; investissements dans la santé et la protection sociale, avec la retraite à 60 ans et le 100 % Sécu, l'école, les transports collectifs, le logement, la transition énergétique...

Nous voulons développer et démocratiser les services publics, les étendre avec par exemple un nouveau service public de l'aide à la personne.

Tout ce qui répond aux besoins humains est nôtre, pour paraphraser le mot d'ordre du Secours Populaire.

Nous voulons une République profondément transformée et démocratisée, dans laquelle l'égalité ne soit pas qu'un mot mais une réalité : suppression du 49-3, proportionnelle...Nous voulons en finir avec la présidentialisation de notre vie politique, redonner le pouvoir aux citoyens, aux salariés, redonner la primauté au Parlement qui doit être à parité et à l'image de la société française dans sa diversité.

Le lien avec le monde du travail est pour nous une préoccupation constante. Nous comprenons la position de Philippe Martinez qui trouve que les candidats qui se réclament de la gauche à la présidentielle et leurs équipes en sont trop éloignés.

Nous sommes aussi pleinement engagés avec les autres forces progressistes d'Europe, pour une réorientation de ses institutions, de ses orientations, pour qu'elle soit véritablement l'Europe des peuples et non plus le gendarme de l'austérité, l'instrument de la confiscation des souverainetés populaires.

C'est en toute cohérence avec ces choix que nous appelons au rassemblement de ce samedi 21 janvier contre le Ceta à Quimper.

Nous voulons travailler à un nouvel ordre mondial de paix, de démocratie, de solidarité, de partage et de coopération : sortie de l'OTAN, démocratisation de l'ONU...

Je ne vais pas énumérer toutes les propositions que nous mettons en débat, vous les trouverez dans cette petite brochure « La France en commun ».

Mais pour parvenir à mettre en œuvre ces propositions, il faut s'en donner les moyens.

Pour mettre l'argent au service de l'intérêt général, il faut reprendre le pouvoir sur la finance et les marchés, créer un un pôle public bancaire en nationalisant la Société Générale et BNP Paribas, lutter contre l'évasion fiscale.

Nous envisageons de faire venir Alain et Eric Bocquet, nos 2 parlementaires grands spécialistes de la question et auteurs du livre « Sans domicile fisc ».

Il faut aussi se donner les moyens politiques, rassembler toutes les forces et tous les citoyens disponibles pour une nouvelle majorité de gauche, pour porter un véritable projet de transformation sociale et démocratique.

C'est la démarche que les communistes ont porté et continuent de porter dans la perspective des présidentielles et des législatives.

Et nous mènerons ces 2 campagnes avec conviction, en nous engageant pleinement, en échangeant avec toutes les forces politiques, syndicales, associatives, avec tous les citoyens qui partagent cet objectif.

Pour les présidentielles nous avons dialogué avec tous ceux et celles qui s'inscrivent dans cette démarche.

Faute d'arriver à un-e candidat-e commun-e, mais nous n'y renonçons pas, nous avons décidé par un vote démocratique des adhérents, de ne pas ajouter à la dispersion et d'appeler à voter pour Jean-Luc Mélenchon, tout en portant notre projet et notre volonté de rassemblement dans la campagne présidentielle comme dans celle des législatives.

Législatives qui ne sont pas une élection de seconde zone, puisque c'est bien au Parlement à qui nous voulons rendre son rôle que s'élaborent les projets de lois qui décideront de notre quotidien comme de notre avenir, de celui du pays.

Pour les élections législatives, nous appelons les électeurs à réfléchir à une question essentielle : quel-le député-e de gauche avons-nous besoin d'envoyer au Parlement, pour mettre en échec les candidats de la droite et de l'extrême-droite, pour dialoguer avec le monde du travail, les citoyens, pour faire entendre  vos attentes, vos aspirations?

Pour élaborer les projets de loi allant dans le sens du progrès?

Pour rendre aux citoyen-ne-s le pouvoir démocratique dont ils ont été dessaisis ?

Candidats de la droite et de l'extrême-droite, nous savons quels intérêts ils vont défendre, ce n'est pas sur eux que les habitants de la circonscription peuvent compter pour améliorer leur vie, ils voient la droite, une droite dure, à l’œuvre à Quimper et peuvent juger sur pièces.

Mais ce n'est pas non plus de la part de Jean-Jacques Urvoas qu'ils peuvent attendre le renouveau qu'ils souhaitent. Il est aujourd'hui bien discret sur le naufrage du quinquennat Hollande, pourtant comme député, comme président de la commission des lois, puis comme ministre, il en a été une pièce maîtresse et a soutenu, sans état d'âme, les lois les plus rétrogrades, les budgets d'austérité, les régressions démocratiques.

C'est pourquoi les communistes vont dans les semaines à venir proposer une candidature qui puisse dans cette 1ère circonscription du Finistère, celle de la ville-préfecture, répondre aux attentes de la population, être utile aux électeurs, porter leur volonté de changement et de rassemblement pour une nouvelle majorité de gauche.

C'est à quoi nous travaillerons, tout au long de cette double campagne, et au-delà.

Car, quel que soit le résultat de ces 2 scrutins, il y aura besoin d'hommes, de femmes, qui soient sur le terrain, à l'écoute des gens, sur qui ils puissent compter, qui soient à leurs côtés pour résister à toutes les régressions, pour construire ensemble des solutions, et pas seulement le temps d'un rendez-vous électoral.

Les communistes, leurs élu-e-s, leurs militant-e-s se mettent à votre disposition.

Nous ne sommes pas condamnés à la dispersion des forces de transformation sociale.

L'espoir de prendre une autre voie que celle de l'échec et des désillusions, est toujours au rendez-vous.

Avec votre soutien, nous pouvons déjouer le mauvais scénario que nous préparent les forces conservatrices qui veulent que le libéralisme continue à exercer son pouvoir sur notre société, sur nos vies.

Ce soutien vous pouvez le manifester par votre aide à cette campagne.

Vous pouvez aussi nous l'apporter en nous donnant les moyens financiers de mener ces combats d'intérêt commun.

Si vous souhaitez aller plus loin et prendre votre place au sein du parti communiste, vous engager pour donner plus de force à votre soif de changement, celui-ci vous est grand ouvert.

 

Je termine en vous invitant à porter un toast à nos espoirs partagés, à nos combats communs, pour que l'année 2017, grâce à nos efforts et à ceux de millions d'autres, soit celle où nous pourrons prendre un autre chemin.

« C'est un rêve modeste et fou » pour reprendre ce vers d'Aragon.

Mais porté par des millions de personnes il peut devenir réalité !

C'est ce que je nous souhaite pour 2017.

Yvonne Rainero

 

 

 

 

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