Section du Pays de Quimper

Section du Pays de Quimper
Accueil
 
 
 
 

Groupe Vivarte : Le coût du capital, un mal que les pouvoirs publics refusent de combattre

Humanite.fr / 26 Janvier 2017

Fusions, restructurations, fermetures de magasins et suppressions de près de 800 emplois, voici ce que souhaite le PDG « job killer » de Vivarte à ses salariés pour l’année 2017.

Communiqué de la CGT.

Chez Vivarte, comme dans de nombreuses entreprises, c’est le coût du capital qui est néfaste au développement du groupe. Les 17000 salariés du géant de l’habillement vivent depuis plusieurs années sous le coup de restructurations permanentes dénuées de toute stratégie commerciale visant à développer l’activité du groupe. L’objectif, répondre aux ratios de rentabilité exigés par les fonds d’investissements, même si cela passe par la désorganisation du réseau de distribution et la mise en place de ruptures de stocks dans les magasins, comme en ont témoigné de nombreux salariés dans la presse.

Cette cynique situation ne laisse pas indifférente la CGT et ses militant-es tant sur les questions sociales qu’économiques. Lutter contre le chômage, c’est parler de la question du coût du capital sur l’appareil productif et sur l’emploi.

Au-delà de l’actualité qui frappe les salariés du Groupe Vivarte, la CGT revendique la tenue d’Assises Nationales sur le coût du capital afin que les pouvoirs publics prennent leurs responsabilités :
- en légiférant sur l’encadrement des opérations financières (type Leverage Buy-Out : rachat d’entreprise par endettement, structuration par filiale pour réduire l’impôt sur les bénéfices…) ;
- en contrôlant l’utilisation du CICE (Crédit Impôt Compétitivité Emploi) et du CIR (Crédit Impôt Recherche) ;
- en favorisant l’investissement dans l’emploi et l’appareil productif via la Banque Publique d’Investissement en préservant cette dernière de la logique financière.

 

Voir aussi dans l'Humanité : Les Vivarte exigent l’encadrement des LBO 

lire ici

 

Et sur le site du groupe communiste, républicain et citoyen,

 

l'interpellation du premier ministre par le député communiste Nicolas Sansu :

 

Monsieur le Premier ministre,

Des centaines de femmes et d’hommes employés du groupe Vivarte, peut-être plus de 1 000, risquent de perdre leur emploi, augmentant encore le chiffre de 500 000 chômeurs supplémentaires depuis 2012. Ces femmes et ces hommes paient des décisions stratégiques et financières désastreuses prises par les dirigeants successifs. Partout, des magasins de la Halle aux chaussures sont promis à la fermeture. Des enseignes aussi emblématiques qu’André et Naf-Naf seront vendues à la découpe comme Kookaï, Pataugas et Chevignon l’an passé.

Cette situation résulte d’abord de la volonté des actionnaires qui, en raison de rachats par le mécanisme des LBO, exigent des rendements à deux chiffres chaque année. Ces actionnaires sont issus de véritables fonds vautours se nourrissant de la détresse des salariés qui travaillent depuis tant d’années pour des rémunérations bien souvent très et trop modestes. !
Par ailleurs, depuis 2013, 44 millions d’euros ont été versés au groupe Vivarte au titre du crédit d’impôt compétitivité emploi – CICE – malgré des décisions stratégiques calamiteuses. Monsieur le Premier ministre, les représentants des salariés ont rencontré ce matin plusieurs de vos ministres. Ils n’en peuvent plus de voir l’impuissance publique érigée en totem face aux dérives des fonds vautours et de la finance en général !
Il reste un mois pour inscrire dans notre législation deux dispositions de protection des salariés : d’abord, l’encadrement des LBO et la pénalisation des fonds vautours exigeant des rendements destructeurs de l’économie réelle ; ensuite, le remboursement du CICE par toute entreprise dont le résultat est positif et qui licencie. Les représentants des salariés ont également proposé un plan global permettant de maintenir et l’emploi et les sites de vente. Le quinquennat a débuté par le renoncement à Florange, ne l’achevez pas en laissant se dérouler le désastre de Vivarte ou celui de Whirlpool ! Protégez les salariés contre certains actionnaires sans foi ni loi !

 

Des magasins concernés en Bretagne

Les différentes enseignes du groupe Vivarte sont présentes dans les villes bretonnes, notamment La Halle aux chaussures.

La fermeture du magasin de Concarneau est annoncée.

Voir Ouest-France / 28 janvier 2017 :

Concarneau. Fermeture de la Halle aux chaussures

Ouvert depuis septembre 2008, le magasin de Concarneau sera le seul du Finistère à fermer ses portes. Pour le moment, les trois salariées, embauchées en CDI, n’ont pas eu beaucoup plus de précisions : « la direction nous a appris la nouvelle mardi après-midi, témoignait l’une d’elles ce vendredi 27 janvier. On nous a dit qu’on faisait partie de la liste des fermetures. Pour l’instant on ne sait pas du tout ce qu’on va devenir. Même si on s’en doutait, ça ne fait jamais plaisir d’apprendre qu’on perd son emploi. Nous, on aime notre travail. »

« Un plan social va être engagé »

Contacté vendredi après-midi, un porte-parole du groupe Vivarte confirmait la fermeture du magasin de Concarneau : « à ce stade, nous ne pouvons pas donner beaucoup plus d’informations, nous aurons d’autres éléments prochainement ». Concernant l’avenir des trois employées, il ajoutait qu’un « plan social va être engagé, les employés auront plus d’informations à ce moment-là. Les annonces étant assez récentes, pour l’instant il est encore un peu tôt ».

Cinq autres magasins bretons seront également touchés par ce plan de fermeture : à Paimpol et Plancoët (22), à Lorient (56), à Vezin-le-Coquet et Cesson-Sévigné, près de Rennes (35).

 

 

 

Il y a actuellement 0 réactions

Vous devez vous identifier ou créer un compte pour écrire des commentaires.